Les mois de juillet et d’août sont les plus chauds de l’été en Finlande. Ma mère n’aimant pas trop le froid, mais mourant d’envie de découvrir un bout de Scandinavie, voilà toute la famille
partie pour une semaine de vacances dans le Sud de la Finlande. Objectif : compter le nombre d’arbres et abandonner leur fille aînée à Turku, sans cailloux pour qu’elle retrouve son chemin
(hahaha).
Nous commençons donc par Helsinki. Pas de problème pendant le vol, si ce n’est un petit incident au décollage avec un passager fantôme
« votre attention s’il vous plaît, y a t il un passager pour Bordeaux dans ce vol à destination d’HELSINKI ? » (Aucune réponse : je comprends le clandestin : si j’avais
eu le choix, j’aurais fait pareil.)
J’ai passé mes courtes vacances d’été dans le midi à chercher des Finlandais. En vain ! A l’exception d’un camping-car, pas de
trace de ces mystérieux people. Du coup, à part les voix de ma méthode Assimil, je n’avais pas la moindre idée de la manière dont ils s’exprimaient.
Choc important dans l’avion, donc. Ça papote, ça papote, dans un finnois impeccable (enfin, je suppose). Quelques Frenchies égarés, mais
pour le reste, tous les Finlandais de France ont décidé de rentrer chez eux.
Deuxième choc « culturel » : en arrivant à Helsinki cette fois. Des blonds partout. Les seuls Finlandais bruns sont en
fait des « rebelles » qui ont teint leurs cheveux. C’est marrant, d’ailleurs, quand on y pense : en France, les filles se teignent en blond ; en Finlande, c’est l’inverse. Du
coup, je détonne un maximum au milieu des nordiques. Ceci dit, toute cette blondeur doit être tellement banale que les Finlandais sont plus attirés par l’exotisme que représentent les
« étrangers » ; je finis donc par décomplexer un peu.
Je ne serai jamais une vraie Finlandaise.
Helsinki, capitale de la Finlande. On se demande un moment où sont ses habitants. Plus de 500 mille si le Guide du Routard ne se trompe
pas. Et pas un chat dans les rues. Ah, si ! Tous aux terrasses des « kahvila » ou cafés, en train de siroter la boisson nationale : la bière !
Comme la quasi-totalité des villes finlandaises, Helsinki possède un quadrillage parfait, qui n’est pas sans rappeler un certain style
soviétique : d’immenses rues aux immeubles plus ou moins imposants, de larges trottoirs et chaussées. Et des pistes cyclables absolument partout ! Le vélo est roi en Finlande.
Voici quelques photos de monuments célèbres de la ville
le palais présidentiel (Madame Tarja Halonen doit être en vacances, pas de gardes pour l'entrée)
une perpective de rue
Et parce que c’est quand même trop rigolo, sachez que la mode finlandaise est au style gothique, voire gothique hard ! Une bonne partie des ados se teint les cheveux en noir corbeau, avec
chaînes, piercings, énormes boots, vêtements noirs et plus si affinités…
Après une nuit dans la capitale, nous prenons la direction d’Imatra, cité située en bordure de la frontière russe. Petit arrêt obligé à
Porvoo, sorte de village de conte de fées. On s’attend presque à voir sortir les sept nains.
Mais pour être honnête, ce village n’est pas un cas unique en Finlande. J’ai envie de dire que TOUTES les maisons sont dans ce
style : d’adorables chalets en bois de toutes les couleurs, perdus en pleine nature. Plus vert que la Finlande, tu meurs !
Petite anecdote au sujet de Porvoo : c’est une ville à majorité suédophone, d’où la
célèbre blague, entre deux Finnois : t’es déjà allé à l’étranger ? Non, mais je suis allé à Porvoo. Oui, c’est l’humour finlandais. Y a pire que nous…
En arrivant à Imatra, nous sommes un peu bousculés par des Russes. C’est facile de les reconnaître, ils se croient tout permis, ne
sourient pas, ne disent pas bonjour, et parlent très fort. Pour la petite histoire, la Finlande a longtemps été sous domination russe, puis a souffert de la guerre et de l’omniprésence
soviétique. Avec pas mal de morts à la clef. D’où une haine des Russes assez incroyable. Pour ne rien améliorer dans les relations finno-soviétiques, les Russes (enfin les riches) sont en train
d’acheter toutes les jolies maisons finlandaises, ce qui fait grimper le prix de l’immobilier. Colère finlandaise générale !
Petit arrêt café avant de gagner Imatra…
( la vue du café: voici les "immeubles finlandais")
La ville d’Imatra en elle-même n’a rien d’exceptionnel, même chose qu’Helsinki, mais en plus petit et en beaucoup plus moche, la rue
principale avec la galerie commerciale, la place où se rassemblent les buveurs de bière tous les soirs à partir de 17h (soit toute la population ne âge de consommer de l’alcool), des immeubles
assez quelconques. Et, tout autour, les habituels petits chalets bariolés. Le tout, bien sûr, dans un cadre splendide. Parcs, arbres, lacs. On ne sait jamais où donner de la tête.
Imatra est surtout célèbre pour ses rapides. La ville organise d’ailleurs chaque soir un petit spectacle pour les Touristes. Et gratuit
en plus ! Pendant 20 minutes, avec en arrière fond de Sibelius (le plus grand compositeur finlandais, pour ne pas dire le seul...), on ouvre les vannes d’un lac artificiel, et l’eau se
déverse suivant le même système que l’écluse pour alimenter le lac qui se trouve beaucoup plus bas.
Ici, quelques courageux… ou une autre manière de regarder le spectacle, la tête en bas !
Le lundi, direction Jyväskylä. Ici, photo de l’une des plus vieilles églises de Finlande.
Puis, pause déjeuner au bord d’un lac. Et oui, on peut bronzer en Finlande!
Depuis Imatra, nous sommes dans les lacs jusqu’au cou ! La plupart du temps, la route est au milieu du lac, ce qui donne un paysage assez exceptionnel. Et le beau temps ne fait
qu’embellir le tableau !
Et parce qu’il n’y a pas que les Finlandais à avoir le droit à des jolies maisons, voici le local à poubelle !
Prochain article : From Jyväskylä to Turku !