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Mercredi 17 juin 2009
Avant dernier week-end en Finlande : décision est prise de louer un mökki (une sorte de chalet finlandais au bord de l'eau, dans la forêt) et de profiter pleinement de la nature finlandaise. Lieu choisi : Parikkala, un village situé entre Imatra et Savonlinna, en plein coeur de la Carélie finlandaise (à l'est de la Finlande, du côté de la Russie).
La location d'un mökki est relativement bon marché, surtout en mai. Il y a tellement de mökit (mökki au singulier, mökit au pluriel) en Finlande que ça fait baisser les prix).

Les photos parlent plus qu'un blabla sans fin.

Le "laituri" (ponton) de notre mökki, de quoi plonger dans le lac presque chaud (12 degrés). Ceci dit, après les 100 degrés du sauna, rien de plus facile que de se jeter dans l'eau... à condition de ne pas y rester trop longtemps;

Le mökki: 70m² de propreté, dont trois chambres(makuhuone), un séjour(olohuone), une cuisine(keittiö), douche(suihku), et bien sûr, sauna!!!

Le temps était changeant, mais nous avons quand même eu quelques moments très ensoleillés !

meidän kaunis vihreä vene (notre jolie barque verte) pour faire des promenades sur le lac.
L'intérieur du mökki : avec la télé, la clarinette, et la guitare; parce que l'un des membres de notre groupe se sent nu s'il n'emmène pas avec lui au moins deux instruments de musique.

La véranda, pour le petit déjeuner et la sieste. Les dîners se prendront à l'intérieur. Il fait bon, mais faut pas pousser mémé dans le lac gelé non plus (j'en ai fait la glaciale expérience... toute habillée, et pas préparée, c'est assez violent).




On a aussi eu le droit à la séquence "orage sur le lac", qui valait le détour !!

Le samedi, nous nous rendons à Savonlinna, ville située à une centaine de km de notre mökki. Savonlinna est une ville réputée pour son château où a lieu chaque année le fameux festival de musique de Savonlinna (Savonlinnan oopperajuhlat)

Savonlinnan kirkko (l'église de Savonlinna)

une vieille maison reconvertie en je sais plus quoi.

La ville moderne de Savonlinna (elle ne casse pas trois pattes à un canard, et pour trouver un lounas ouvert en mai, c'est le parcours du combattant)

Et le dimanche, nous quittons le mökki. Sur le chemin du retour, arrêt à Imatra, pour une balade autour du lac Saimaa, le plus grand lac de Finlande.

Imatran hotelli, un vieux château reconverti en hôtel.



Imatran koskit : les fameuses chutes d'Imatra. Que j'avais déjà vues en juillet dernier. Malheureusement, nous ne verrons pas l'ouverture des chutes sur fond de Sibelius, ça ne commence qu'en juin.

Le lac Saimaa (une mini partie)

Ce week-end était l'un des meilleurs que j'aie passés en Finlande. Avis aux touristes : la location d'un mökki est vraiment préférable à une chambre d'hôtel (les hôtels coûtent très cher en Finlande, et il n'y a pas l'option "pas de voisins, barque, sauna et lac à nous"

voilà le site sur lequel nous avons réservé le nôtre. Il est bon de savoir que les prix sur la page en finnois sont moins élevés que ceux sur la page en anglais !!!
http://lomarengas.fi/
Par anneso
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Dimanche 14 juin 2009
Après Turku en hiver, voilà Turku au printemps. Tout de suite, ça prend une autre forme...

Tuomiokirkko à 21heures. Les jours rallongent extrêmement vite, à partir de la fin mars, et soudainement, il ne fait presque plus nuit ! Le printemps cette année a été magnifique. Des températures assez élevées (j'ai quitté Helsinki et ses 27 degrés le 31 mai, après avoir profité de sa forêt et de sa plage), et un soleil rayonnant du début à la fin (avec un ou deux jours de pluie quand même, l'herbe va pas repousser par magie !)







Ces températures agréables permettent des soirées "pique-nique-douille" au bord de l'Aura



Et le 1er mai, Vappu ! C'est l'une des principales fêtes finlandaises. Je n'ai malheureusement pas pu prendre de photos de l'événement; mais imaginez-vous plus de cent mille personnes dans les rues de Turku, toutes avec une coupe de champagne (en plastique) ou une canette de bière à la main; avec le fameux petit chapeau post-bac (que chaque bachelier obtient) ; l'odeur des saucisses, des frites, et de l'alcool. Les habitants se rassemblent d'abord pour écouter différents speechs, puis direction l'Aura, où l'on s'assied sur l'herbe fraîche, en faisant griller des makkarat (saucisses) en attendant l'ouverture des boîtes de nuit... Les rues restent pleines jusqu'à 4 heures du matin. Et le jour qui se lève laisse voir une ville dans un triste état. Des déchets humains un peu partout (sur les bancs ou même par terre), des bouteilles vides, des détritus. Jamais vu Turku comme ça. Heureusement, les canettes sont consignées, et le service nettoyage est hyper efficace. Avant midi, il ne reste plus aucune trace des bacchanales.

Et c'est le moment du pique-nique sur la colline de l'Observatoire : une grosse partie de Turku s'y rend avec son petit BBQ portable, pour déguster avec des amis saucisses, pommes de terre, chips, et bière, évidemment.
J'ai eu la chance de faire un pique-nique, non pas avec des Erasmus, mais de véritables Finlandais ; et c'était bien sympa.

Le mois de mai est aussi idéal pour retourner à Naantali et profiter du bord de mer et du café en terrasse


C'est autre chose que sous la neige...



Le quartier "chic" de Naantali.



Et puis, tant qu'à faire, un petit tour à Helsinki. Mon appareil photo n'a pas été sympa, il a effacé les photos du bord de mer et de la ville au printemps. J'ai quand même sauvé la maison de Herra Akseli Gallen-Kallela, l'un des plus grands peintres finlandais, surtout connu pour ses illustrations du Kalevala, l'Enéide de la Finlande.




Par anneso
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Vendredi 27 mars 2009


Je suis la flemmardise faite femme en ce moment, pauvre blog. Mais bon, en même temps, si je passais ma vie dessus, on pourrait penser que je ne profite pas de mon année du tout. Ce qui n'est pas le cas. Anne-So, 1, les râleurs 0.

Donc, petit séjour dans la capitale de la Scandinavie (dixerunt les Suédois, mais m'est avis que les Norvégiens disent la même chose, tout comme les Danish), Stockholm ou Tukholma en finnois. Il paraît que la ville est plus jolie que celle de Helsinki (ou d'Helsinki, ça dépend si vous le prononcez à la française ou à la normale). Je manque cruellement d'objectivité quand il s'agit de comparer un pays à la Finlande, donc je vous laisse seuls juges. Surtout que je suis partie en compagnie d'un franco-finlandais qui déteste le suédois et tout ce qui se rapporte à la Suède autant que je déteste le chou-fleur (ce n'est pas rien). Il faut lui rendre justice : la Finlande a longtemps été sous domination suédoise ; aujourd'hui encore, le suédois est la deuxième langue officielle de la Finlande et le parti politique suédois n'est pas une aimable plaisanterie.

Départ par le bateau de nuit de Turku. Notre groupe se compose de quatre Français (dont deux Franco-Finlandais, ce qui fait de nous une team européenne. Youpi). Trajet agréable. Coutume finlandaise oblige, on se lance dans un karaoké endiablé (les Finlandais adoooooorent le karaoké. Même ivres, ils chantent très bien).  Arrivée à Stockholm à 7heures du matin et petit déjeuner dans les "Thermes" de Stokholm.

Puis, c'est parti pour 50 heures de marche ! Le temps n'est malheureusement pas au rendez-vous, mais au moins, il ne pleut pas !


Nous visitons à peu près toutes les églises de la ville (les Suédois sont Luthériens, tout comme leurs voisins nordiques)



Petit détour par le Parlement suédois...


Visite du Palais royal. Le temps ne nous permettra pas de nous promener dans les jardins et les autres demeures royales.

Une fois n'est pas coutume, nous retrouvons nos amis les canards. A croise que les Vikings les considéraient comme des animaux sacrés...


Balade le long du port de Stockholm. Avec de jolis bateaux d'une utilité...limitée.

Mon côté parisien m'a toujours amenée à considérer l'architecture parisienne comme la seule digne d'intérêt. Mais je dois reconnaître que les Suédois se débrouillent bien aussi, même sans Haussmann.

Avec un petit emprunt à la Flandre, tout de même (Faut pas pousser mémé dans les orties non plus. Les Suédois ont inventé Ikea, on ne peut pas s'attendre à une originalité 100% viking)


Et puis un petit air de déjà-vu russe (en mieux, bien sûr).



Le soir, dodo dans le plus bel endroit de Stockholm (dixit Timo ), une auberge de jeunesse située sur...
...un bateau !! Endroit totalement nickel, chambres de 4 ou 6 super confortables, plus de douches (individuelles) que de personnes (ou presque) et une vue à couper le souffle. A quoi bon payer 100 euros la nuit dans un Sokos ?


Le lendemain, nouvelle balade au bord de l'eau, avec quelques clins d'oeil à la France...



Pas tous flatteurs, comme vous pouvez le constater :

Quittons le côté un peu trivial de la saucisse pour de l'art contemportain français, en plein milieu du nulle-part suédois :
(Niki de Saint Phalle)

Visite du Musée Nordique consacré à la culture et à l'histoire du pays, avec des oeuvres un peu... suédoises et des rencontres avec de joyeux vikings :

(désolée Timo...)


Un petit détour par le kauppahalli de la capitale (marché couvert)

Avec mon rayon préféré

Et enfin la splendide mairie :



La mairie du IXème n'a qu'à bien se tenir !!!


Bien sûr, la Suède ne vaudra jamais la Finlande. Mais en voyant le drapeau européen flotter, je ne peux que la recommander !!


Par anneso
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Lundi 2 mars 2009
(article de mars). On a beau attendre le printemps avec impatience, il y a quelques trucs qui nous feront regretter cette période hivernale. Comme une journée ensoleillée à Turku et une promenade sur l'Aura complètement gelée ( ce qui n'avait pas été possible l'an dernier, paraît-il) ; ou encore une énième excursion à Naantali pour se la jouer "Jésus marchant sur les eaux". Je n'aurais pas imaginé pouvoir le faire un jour !


ceci n'est pas une lande déserte, mais la Baltique recouverte de 20 cm de neige. Avec des petits pêcheurs un peu partout, ayant creusé un trou dans la glace pour attraper du saumon (ou un autre truc dans le genre)


littéralement : "prenez garde aux faibles glaces", mais avec la température et le temps, on ne risquait pas grand chose au niveau de la solidité.


la sortie du parc des Moomins (muumit en finnois). ces petits personnages de BD, nés sous le crayon de Tove Jansson dans les années 60, sont devenus si célèbres qu'un parc a été créé sur l'île de Naantali, le "muumimaailma" (le monde des Moomins). On y rencontre les célèbres personnages de la BD, et les enfants peuvent visiter les maisons des Moomins.







Et pour ceux qui auraient une petite faim sur le chemin du retour, possibilité d'acheter à un prix très "halpa" (bon marché) du saumon fumé au feu de bois.


... ou de la friture finlandaise (mais gare à l'odeur persistante sur les mains...)


Retour à Turku, en début d'après-midi : Kauppatori sous la neige.






Par anneso
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Dimanche 1 mars 2009
C'est curieux, les jours ont beau rallonger, je trouve de moins en moins de temps pour mettre mon blog à jour. Le froid doit geler mes capacités motrices.

Je profite donc de cettte belle et glaciale matinée dominicale pour écrire un petit topo sur le pays le plus cher du monde. Ou tout au moins d'Europe : la Norvège



D'abord un peu d'histoire pour expliquer le titre. Les Vikings sont des navigateurs d'exception, de fiers guerriers nordiques (plus communément appelés : les barbares à bière, barbus et blonds), qui avaient la fâcheuse manie de partir explorer des contrées inconnues, dans le but de les piller.

On les divise généralement en trois groupes: les Vikings originaires du Danemark, les Suédois, et les Norvégiens. Je n'ai pas l'intention de me rendre au Danemark dans les prochains mois; en revanche, je pars en Suède cette semaine.

Huomio! (ou NB, comme vous préférez) : Les Finlandais ne sont pas des Vikings ! Ils ont été envahis par les Suédois. Les Norvégiens se sont focalisés sur des petits îles de l'Ouest, l'Irlande, l'Ecosse; quant aux Danois, ils se sont installés à peu près partout, Angleterre, France (actuelle Normandie), et ont même poussé  jusqu'en Amérique et au Groenland.


Revenons à Oslo. Je suis partie avec une amie mi-décembre, un peu à l'aveuglette. Après un vol agréable, atterrissage sur la patinoire de la capitale norvégienne (qu'on nomme parfois aéroport. En été...).


Nous avons un peu galéré pour trouver l'auberge de jeunesse, située à 20 min du centre-ville en tram. Bien sûr, aucune indication de la ligne à prendre. J'étais contente, pour une fois, d'utiliser l'anglais pour demander mon chemin (j'ai tendance à boycotter la langue de Gordon Brown au profit de celle d'Alexander Stubb, le ministre finlandais des affaires étrangères). Heureusement, les Norvégiens sont aussi sympathiques que les Finlandais et nous ont aimablement renseignées (la seule différence entre les deux peuples, c'est la langue : le finnois, c'est magnifique ; le norvégien, c'est  laid).


Après un trajet assez folklo (il fait nuit à 15h, on ne sait pas à quel arrêt descendre et le tram n'en finit pas de s'enfoncer dans la banlieue), nous arrivons au pied d'une colline recouverte par la neige. Au sommet : l'auberge. Pas de route, pas de télésiège. Juste nos chaussures dérapantes et nos valises à roulettes.

Mais l'auberge valait vraiment les 15 min d'escalade et les chutes incessantes.


Après l'installation, nous retournons dans le centre d'Oslo. L'agencement de la capitale norvégienne ressemble à celui de Helsinki : une large avenue principale avec les boutiques de luxe, un immense "paseo", transformé pour l'hiver en patinoire géante.

Nous découvrons les joies du sandwich à 15 euros et du café à 4.50. Je me livre également à une petite enquête sociologique. La Norvège est le deuxième pays le plus riche du monde (après le Luxembourg).Le taux de chômage est relativement faible, les services sociaux et médicaux sont parmi les plus performants, et le fort taux d'immigration témoigne de l'attractivité du pays en terme d'emplois et de revenus.

Cependant, je ne peux pas m'empêcher d'être surprise en regardant les Norvégiens. Rien dans leur attitude ou leur tenue vestimentaire n'indique qu'ils appartiennent au pays le plus wealthy qui soit. On se demande même comment ils font pour manger tous les jours, avec les prix prohibitifs de la moindre feuille de laitue.


Après une nuit plutôt calme à l'auberge, nous nous lançons à l'assaut d'Oslo et de ses plaques de verglas.


l'avenue principale d'Oslo, avec les "galeries Lafayettes" de Norvège.


La superbe mairie, tout droit sortie de l'esprit de Kafka...

Une station de métro norvégienne. En pleine capitale, les gens se baladent avec leurs skis ! Les pistes ne sont qu'à 20min en métro/tram, de même que les tremplins pour les sauts.
La gare d'Oslo, aussi sûre et accueillante que la gare de l'Est à Paris...

A défaut de rennes ou d'élans, les Norvégiens ont rempli Oslo de statues d'ours. Reste des anciennes croyances païennes...




Vigeland Park, le célèbre jardin rempli de  212 statues sculptées par un seul artiste. Assez glauque en hiver... La spécialité de monsieur Gustav Vigeland : des hommes et des femmes nus entassés les uns sur les autres. La célébration de la vie, en somme...


Pour être honnête, Vigeland Park abrite aussi des "vivants" ... des tas de canards. Nous réfléchissons longuement à la possibilité d'en attraper un  ou deux pour nos repas, histoire d'économiser quelques centaines d'euros sur les sandwichs.

Le théâtre national d'Oslo, sous l'oeil vigilant de monsieur Ibsen.




Le soir, départ pour une ville située à une centaine de km d'Oslo, Fredrikstad. Autant la capitale norvégienne m'a un peu déçue, autant le train est une merveille de modernité. 50 euros l'aller, certes. Mais des sièges larges et confortables, aucun bruit quand le train roule, des prises électriques partout, et un wagon spécial "silence" (évidemment, tout est écrit en norvégien, et nous nous faisons vertement réprimander par le contrôleur pour avoir osé sortir nos baladeurs).


La vieille cathédrale de Fredrikstad.


Le musée qui permet à la ville de se payer....

... des panneaux pour protéger les canards. (les Norvégiens font une fixation sur ces palmipèdes, visiblement)

Les remparts de la ville. Pas de neige, temps froid et humide. Pas un seul touriste. Idéal pour une balade le long de l'ancienne muraille.


Ils doivent quand même craindre les cambrioleurs, puisqu'ils ont mis le nom de leur ville sur tous les bancs publics...

Retour à Oslo dans l'après-midi pour une visite du vieux château...

... du port où nous dégustons une soupe de renne séché autour d'un feu de camp, dans un tipi lapon... en compagnie de la moitié de l'Angleterre !

Avant de reprendre l'avion, arrêt inévitable au fameux Hard Rock  café. Où un café de 10cl coûte 7 euros, et un jus d'ananas de 50cl  = gratuit...

Par anneso
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Jeudi 12 février 2009



Comme le titre ne l'indique pas, il s'agit de la Laponie, et non d'une chasse au lapin. En ce froid mois de février,  l'association étudiante de Turku a organisé un séjour dans la plus grande station de ski de Finlande.

Ce qui prête un peu à confusion, quand on sait que la Finlande est un pays relativement plat.  Mais on m'a promis du ski alpin, alors ni une, ni deux, j'enfile ma combi et je monte dans le car.

Le trajet se révèle relativement ennuyeux (plus de 12h de bus, de nuit): année Erasmus oblige,  toute une bande d'Espagnols a pris possession du car, et ça piaille de tous les côtés. Nous arrivons tout de même en plus ou moins bon état au petit matin, sous une petite tempête de neige. Notre premier stop : Joulupukin Päjäkylä (le village du Père Noël), le seul, l'unique, sur la frontière du cercle polaire , près de Rovaniemi (la plus grande ville de Laponie : 60 mille habitants, ce n'est pas rien !).



Oui, oui, j'ai serré la main de Joulupukki (littéralement: le bouc de Noël... Rappelons que les Finlandais sont nés dans la forêt; par conséquent, Papa Nono aussi) qui sait dire bonjour dans toutes les langues, même en turc et en Quéchua.

Comme tout endroit célèbre qui se respecte, le village n'est qu'un vaste piège à toutous (ristes): souvenirs, postcards à 10 euros, etc.


Retour dans le bus, destination Levi. Nous guettons l'apparition des hauts monts finlandais, quand une des organisatrices attrape le micro et annonce: nous arrivons à Levi dans quelques minutes. Et les montagnes ??? Il s'avère en fait que la plus grande station de ski finlandaise est perchée sur une colline de 531m de hauteur. Salut...


 Après, ça n'a pas vraiment d'importance puisqu'on a de la neige à ne plus savoir qu'en faire. et plus de 200km de pistes.

Nous sommes répartis par groupes de 6-10 dans d'adorables mökit (mökki au singulier, means "cottages"), avec tout compris + un sauna particulier, qui se révèlera plus qu'utile après une longue journée à -25 degrés. Parce qu'ici, ce n'est pas l'été comme à Turku (entre 0 et -7 dans ma petite ville estudiantine). Le matin, on atteint les -22; ça se réchauffe dans la journée (-17), pour redescendre à partir de 15heures, en même temps que le jour. Il paraît qu'il a fait -35 certaines nuits.


La location des skis se révèle étonnamment halpa (cheap), environ 40 euros pour trois jours. Les forfaits pour les remontées mécaniques affichent un prix un peu plus élevé, mais je me vois mal remonter les pistes avec mes skis.

La plus grosse particularité de Levi: il n'y a pas un chat (dans les deux sens du terme). Nous avons croisé trois ou quatre Finlandais (et au risque de décevoir les obsédés des Lapons, pas le moindre Saami en vue), une horde d'Anglais (ce qui entre un peu en contradiction avec les prévisions du jour concernant l'économie rosbifesque, à savoir un recul du PIB de près de 6% pour l'année 2009).
Ainsi donc, pour la première fois de ma vie, je ne fais pas la queue pour prendre le téléski ou le télésiège ! je me vois déjà passer la journée à skier, avec un rapide arrêt dans un lounas en haut des pistes. C'est sans compter sur les températures. Impossible de skier plus d'une heure et demie à la suite, sans perdre son nez, ses doigts et son goût pour la neige. Je n'ai d'ailleurs pas de photos de la Laponie vue du haut de la "montagne", puisque le courage m'a manqué pour enlever une de mes paires de gants (et puis, de toutes façons, mon appareil photo était totalement gelé, de même que mon portable)

juste du bas...
(route bien déneigée...)

Le soir (vers 16H, j'entends), quand skier à -27 n'est plus un plaisir, sinon une manière particulièrement atroce de se suicider, nous rentrons dans nos "mökit" respectifs, vider trois ou quatre bouilloires; et puis sauna evening (incluant de fréquentes sorties pour se rouler dans la neige en maillot)

Le sauna est aussi l'occasion d'en apprendre davantage sur deux de mes compañeras de mökki: elles sont chinoises, et persuadées que la France, la silhouette des Françaises et et le pain français doivent être classés au patrimoine mondial de l'humanité. Elles n'ont visiblement pas entendu parler de la haine que le gouvernement chinois nous voue. Je dois donc répondre à des milliers de questions sur la mode parisienne, le régime des Françaises, les paysages français, etc. L'envie me démange de démolir leurs fabuleux clichés sur la France, mais mon chauvinisme prend le dessus.

Une après-midi (ou un après-midi, suivant le professeur de français que vous avez eu au collège), nous partons faire un "huskies safari". Deux personnes par traineau, une qui dirige, l'autre qui reste assis à se peler devant, enroulé dans une couverture à la propreté douteuse. Manque de chance, je tombe sur l'équipe des chiens enragés, semblant n'avoir qu'un but dans la vie: nous tuer en envoyant le traîneau dans le décor.


Après cette épopée, une verre de "mehu"  ("jus", probablement de fruits, mais je n'ai pas réussi à déterminer ce qu'il contenait)super chaud et super sucré ne peut qu'être le bienvenu.
(espèce de petit Tipi indien qui peut contenir 50 personnes, autour d'un feu et de quelques tranches de brioche finlandaise)

A la fin du séjour, nous reprenons le bus pour un nouveau trajet tylsä au possible (boring), qui met d'ailleurs 18heures au lieu de 12, en raison d'une tempête de neige qui nous suit jusqu'à Turku). Rapide arrêt à Kemi, pour voir le plus grand Lumilinna du monde (château de neige), une espèce de truc contemporain assez spécial. Je préfère le style Cendrillon.

Par anneso
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Mardi 28 octobre 2008


Je vous rassure, je suis plus assidue en cours que pour l'écriture de mon blog. Pas ma faute, les choses "sérieuses" ont commencé, et j'ai beaucoup moins de temps pour flâner et prendre des photos de la merveilleuse Finlande (non, je blague, je passe toujours la plus grande partie de mes après-midi à me balader dans le centre de Turku... et pour ce qui est des photos, le paysage est un peu déprimant en ce moment, je vous épargne donc la triste vision des arbres sans feuilles, en attendant les photos de neige. Hope so!)

Prochainement un article sur ma vie finlandaise; en attendant, place à Tallinn, capitale de l'Estonie, où j'ai passé un super week-end (si on fait abstraction de la pluie torrientielle et de la tempête du dimanche...)

Tallinn est une ville située à 2H de ferry d'Helsinki. Etudiante en sciences politiques oblige, je vous fais un super rapido-cubito cours dessus : l'Estonie est entrée dans l'UE en 2004. C'est le seul des pays baltes à remplir les conditions nécessaires (ou quasiment) pour intégrer la zone euro (d'ici peu); en attendant, on continue de payer en couronnes estoniennes, mais l'euro est accepté dans de plus en plus de magasins ( de souvenirs, ok...)
Le niveau de vie de l'Estonie est comparable à celui du Portugal. La différence entre les classes sociales est tout de même assez impressionnante. Je suis restée dans la vieille ville, donc pas de photos des Estoniens sans le sou; seulement des rutilantes BM, d'énormes 4x4 Mercedes (et on s'arrêtera là, je n'y connais rien en voitures)
L'Estonie compte environ 1.5 million d'habitants. On y parle l'estonien, une langue très proche du finnois. Mais c'est la seule ressemblance avec la Finlande... L'amabilité estonienne se rapproche dangereusement de l'amabilité russe (désolée Lisanka). J'avais parfois l'impression d'être de retour à Saint Pétersbourg.

Allez, dernière petite anecdote: c'est tout de même l'Estonie qui a mis au point Skype.

Levée à 7heures pour prendre le train de 8 heures Turku-Helsinki. Je fais le voyage avec mon amie Malaurie et son petit copain fraîchement arrivé de France (ah, les vacances de la Toussaint...). Mauvaise nouvelle, en arrivant à la gare, j'ai confondu Perjantai et Lauantai (vendredi et samedi), et le train ne passe pas à 8 heures, mais à 9 heures. Ce qui nous laisse 10 min pour courir rejoindre le terminal du Ferry à Helsinki.  Crise de spasmophilie évitée; et nous voilà confortablement installés dans l'énorme bateau de Viking Line qui nous emmène vers les terres hostiles estoniennes



En attendant de pouvoir déposer nos sacs à l'auberge de jeunesse, nous commençons l'exploration de la ville.
Et, honnêtement, je ne m'attendais pas à ça. Tallinn est certes classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, mais, qui pouvait s'attendre à tomber sur cette adorable cité médiévale ?


Pour un peu, on se croirait de retour à l'époque des Vikings


Dégustation gratuite d'amandes grillées à la cannelle



Détour rapide par l'auberge de jeunesse qui s'avère glauquissime au possible (ne JAMAIS faire confiance aux photos sur internet. à part mon blog, évidemment)

et puis, nous continuons l'exploration de la cité

La place "provençale" (ne manquent que les joueurs de pétanque)

la place de Bruxelles (en fait, c'est la grand'place de Tallinn, mais le style est tellement flamand qu'il me fait penser à la capitale belge)



thermomètre: la plus haute température de la journée (10degrés)

Une pâtisserie géante, probablement volée à la Russie




Le Parlement estonien


Vue des remparts : le soleil commençait à se coucher (15h30)

Nota Bene: ne laissez pas traîner vos sacs...


Puis, vers 19h30, le froid a raison de nous et nous nous réfugions dans une pizzeria. Dodo à 22heures. Je flippe un peu, seule dans ma chambre monacale, style "Nom de la Rose" (sans Sean Connery pour me tenir compagnie ceci dit)

Et le lendemain, nous affrontons la tempête pour tenter de trouver un café qui fasse office de breakfast. Curieusement, à 9 heures, tout est fermé... Pour une ville aussi touristique, ça relève vraiment du "Bizarre". Explication trouvée en interrogeant la tenante d'un salon de thé: nous avons oublié de changer d'heure.... Oui, L'Estonie AUSSI passe à l'heure d'hiver.

Il fait si froid que nous décidons de visiter toutes les églises de la vieille ville (orthodoxe... accueil un peu glacial; luthérienne, pendant l'office, et catholique, où je reste un long moment plantée devant l'autel, béate d'admiration)

Puis, à midi, déjeuner dans un restaurant viking.


Le Menu paraît appétissant

Plus sérieusement, la nourriture est exquise. Pour 10 euros, j'ai le droit à un énorme morceau de poulet fumé, un sauce au beurre et à la noisette, de l'ébli cuisiné, des petits légumes et un pain tout chaud fourré à la pomme de terre. Qué rico !

Dans un cadre tout à fait sympathique

Nous reprenons le bateau à 16H30. Mal de mer comme à l'aller.
Great trip !!
Par anneso
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Lundi 6 octobre 2008



Me voilà de retour de Poutineland, vivante, et très contente d’avoir choisi la Finlande pour mon année Erasmus. Qui pourrait passer un an en Russie ??

 

Laissons de côté la froideur des Russes qui, en plus d’être antipathiques au possible et de détester les étrangers, ne parlent pas un mot d’anglais ( ce qui pourrait être utile quand on est vendeur dans une boutique de souvenirs pour touristes…).

 

Le voyage était un régal. Tout organisé par Bair Travel. Départ le jeudi matin à 5 heures de Turku, pour un très long voyage en bus. Rapide passage à la douane, et nous voilà en Russie !!

 

Premiers abords de Saint Petersbourg. La puissance russe n’est pas présente partout.


 


Propagande soviétique. Le choc avec la Finlande est flagrant. Ici, on n’essaie nullement de cacher les panneaux publicitaires, les moyens de transport ressemblent à ceux utilisés dans les années 50.




 

Mais, pour le reste, on ne peut que s’incliner devant la beauté des imposants monuments.



 




Avec parfois un petit air de Venise…




 

Quelques bizarreries russes de temps en temps

 

Il est interdit de fumer dans les cimetières


 

Le petit bonhomme illustre bien le danger de traverser en Russie : que le feu soit vert ou rouge n’a aucune importance pour les voitures : elles foncent, un point c’est tout



 

Nous avons toutes nos journées libres pour visiter la ville. L’hôtel est très confortable, les petits dejs copieux et le temps radieux.


 

Le jeudi soir, nous faisons un tour en bateau sur la Neva, le fleuve qui traverse Saint Petersbourg. Au menu, chocolat russe et sparkling wine (et non champagne comme les français se tuent à le rappeler à tous ces ignares d’Erasmus, persuadés de boire du sacro saint alcool french !)

 

Vendredi matin, après une nuit mouvementée (due aux hurlements d’espagnols bourrés dans l’hôtel jusqu’à 5heures du matin), appareils photos en main et sacs soigneusement bouclés (on ne se sent pas trop en sécurité…), nous partons à l’assaut des rues perpendiculaires et des monuments.



 

Arrêt obligatoire à « the Kazan Cathedral », une église orthodoxe en service qui abrite des drapeaux de l’armée impériale française.



 

Et ensuite, après une très longue marche qui nous permet de remettre nos clichés sur la Russie à jour (oui, presque tous les garçons ressemblent à Poutine, et oui, toutes les filles sont habillées comme des prostituées. Ou, comme dit le guide Bair Travel : « sont habillées de manière plus féminine qu’en Europe de l’Ouest… sans blague !)...



 ...
Nous passons (nous = une amie française, mon ami British et moi-même) quatre heures dans le fabuleux musée de l’Ermitage qui contient des dizaines de toiles de Gauguin, Matisse, Cézanne et Monnet. Et surtout, le fameux Napoléon et sa victoire au Pont d’Arcole ! Première fois que je le vois ailleurs que dans mes livres d’histoire. L’émotion me submerge.


 

Petit arrêt sur la vigilance russe :


 

Pour de vrai, les Russes regardent tous les étrangers de travers. Il suffit qu’on sourit un peu trop pour qu’ils nous suivent à la trace, persuadés qu’on prépare un mauvais coup.

 

L’ermitage de l’extérieur


 

La grande place où il n’y a jamais personne (à part la vieille calèche de Nicolas II)


 


 

Et la célèbre pâtisserie géante, joyau de Saint Pet’ !


 

Le soir, nous assistons à un ballet russe, the Swan Lake, de Tchaïkovski , dans l’un des nombreux théâtres de la ville


 

Puis, vers 23H, retour à l’hôtel et, avec ma rommate frenchie, fabrication d’un mausolée à la gloire de la culture russe

 



 

Samedi matin, visite guidée en bus de la ville. Encore une fois, c’est la pagaille dans les rues. Les embouteillages de Saint Pet sont connus dans le monde entier. Ils n’ont rien à envier à New-York.

 

Descente dans les souvenirs’ shops ; rencontre avec Maître Yoda

 

  

Dans l’après-midi, détour par le musée du chocolat, qui s’avère être en fait le nom d’une boutique (grosse déception)

 



promenade au bord de la mer.

 

Et Visite du Palais Yussupov, où Raspoutine fut assassiné. Avec quelques difficultés : d’abord empoisonnée (échec), puis deux balles dans le corps (échec) et jeté dans l’eau de la Neva (qui a regelé juste après). Où il est resté vivant encore plusieurs heures, tentant vainement de briser la glace en la grattant avec ses doigts

Quel drôle de bonhomme…

 Et le soir, location d’une limousine pour 22 people (dont 18 Espagnols), 10 euros par personne !


Le dimanche matin, avant de repartir, nous profitons du beau soleil pour se promener dans l’un des nombreux parcs de la ville.

   

Puis, ce sont les adieux déchirants à la Russie. Et les joyeuses retrouvailles avec Suomi. Y a pas à dire, je préfère les Finlandais…

Par anneso
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Jeudi 28 août 2008
Je commence d'abord par vous remercier pour vos commentaires, Auré, Lilizz, Idaline, Elodie, patate, ça me fait vraiment chaud au coeur, continuez à ne pas m'oublier !

Ouh lala, je ne suis pas très assidue ! Il faut dire que la connection internet dans ma chambre laisse à désirer (même si je suis consciente de ma chance: moi au moins, j'ai une connection dans ma chambre! les autres doivent trimballer leur ordi dans la cuisine pour capter)
problème en voie de résolution puisque je devrai avoir, à partir de minuit, ma propre ligne internet. Enfin, je vais pouvoir regarder desperate housewives sans aucune coupure (ben oui, les cours n'ont pas commencé, il faut bien s'occuper !)

Après plus d'un mois en Finlande, quelles sont mes impressions ?
Pour être tout à fait honnête, la France me manque beaucoup. Pas forcément la pollution et les embrouilles gouvernementales; mais ma famille et puis ma nationalité, d'une manière générale, même si c'est une étrange manière de le dire.
En plus, la Finlande est fâchée avec le soleil, on arrive rarement à avoir une journée "solaire" complète, les jours commencent à raccourcir, et le moindre rayon de lumière est perçu comme un miracle de la nature. Je n'attends pas novembre avec impatience !

Ces deux dernières semaines, j'ai quand même eu le temps de "voir du pays"; je veux dire plus que les boîtes de nuit ou les terrasses des cafés de Turku (le café à 2euros minimum, ça fait mal aux fesses, surtout que c'est du "self service", donc on ne paie même pas le travail du serveur)

D'abord, dimanche, visite de la charmante ville de Naantali, située sur une île faisant partie de l'archipel de Turku. Le temps étant maussade, les touristes et les Finlandais sont restés chez eux; nous avions donc la ville à nous !


voici une petite partie du groupe, Michelle, moi, Ana, Andreu, Alejandro agenouillé, et deux autrichiennes (Bernadette et heu.... ?)


Nous avons décidé de prendre le bateau pour l'aller.


 au retour, une partie du groupe avait emmené son vélo pour faire le chemin (l'île est reliée à la "terre ferme" par une route); pour ma part, je ne m'y suis pas risquée. Ma Julia est vraiment super, mais je doute qu'elle supporte un trajet aussi long et tourmenté.


Le belvédère nous offrait une super vue;



photos de la ville :




le parc :


 et j'aurais souhaité visiter la cathédrale, manque de chance, il y avait un enterrement au même instant. Nous nous sommes donc contentés de prendre des photos de l'extérieur, et de discuter pierres tombales (personne n'a osé prendre de photos après une ou deux histoires de revenants. il en faut vraiment peu pour effrayer les gens...)



Déjeuner dans une pizzeria, aux prix exorbitants; mais on finit par s'habituer à payer son repas 15 euros (petite exception toutefois: ici, l'eau était payante! scandaleux, quand on voit tous les lacs qu'ils ont en Finlande !)

Petit tour à la plage de Naantali, également. Un doigt de pied dans l'eau; mais il fait trop froid pour qu'on enlève nos manteaux. de toutes façons, nous sommes venus ici pour visiter, par pour nous baigner (mauvaise excuse, je sais)

trois germains, Julie et moi (ok, on voit pas grand chose)


Le retour s'est fait en autobus, à 5 euros le billet...

Le mardi, visite de l'île de Seili, l'une des plus célèbres et des plus belles de l'archipel de Turku. Cette fois, tout le groupe était présent. Nous avons pris le car, puis deux bateaux. Le beau temps n'était, une fois encore, pas au rendez-vous. Qu'à cela ne tienne, nous avions tout prévu: parapluies, parkas (pour être tout à fait honnête, j'ai dû squatter le parapluie de mon amoureux. j'ai la mauvaise manie de faire une confiance aveugle à la météo... qui raconte des salades. tout le temps !)

La maison d'été de la présidente Tarja Halonen (non, je blague, j'ai pas réussi à la prendre en photo)

Alex et moi...


Cette île est vraiment au bout du monde, et on trouve pourtant de "nombreuses" habitations éparpillées dans la nature. Il faut vraiment aimer la solitude et les moustiques pour vivre ici... Je reconnais que le paysage était superbe, mais je ne pense pas pouvoir passer une année entière loin d'une bibliothèque ou d'un cinéma.



Nous avons eu droit à une visite guidée. Je ne peux pas vous narrer l'histoire de l'île, si ce n'est qu'elle a abrité un hôpital psychiatrique. La guide était charmante, mais son anglais épouvantable, et au bout de dix minutes, mon cerveau s'est mis en mode veille.

Visite de la seule église de l'île, très vieille, très belle, avec l'habituel bateau suspendu à l'intérieur. il faut savoir que toutes les églises de Finlande ont un navire, censé porter chance aux pêcheurs qui venaient à la messe.




Et grâce à ma chance légendaire, la seule piqûre de moustique fut pour moi, en plein sur la paupière inférieure. le lendemain, je ressemblais à un sosie de Hulk; obligée de sortir avec des lunettes de soleil pour ne pas faire peur aux petits enfants. Heureusement, le service médical de la fac est très compétent, et deux jours plus tard, j'avas retrouvé mon oeil. (non pas de photo !)

Après la visite de l'église, nous entamons le chemin inverse pour reprendre le bateau, et le car. Manque de pot, la route est bordée par des fleurs de toutes les tailles et de toutes les sortes, et je perds plus d'une fois le groupe de vue, en attendant qu'Alejandro ait fini de prendre en photo le moindre pédoncule.  Je veux bien qu'on ait une passion pour la nature, mais bon, une rose est une rose; une photo devrait suffire non ? Je n'ai pas du tout envie d'être oubliée à Seili.


A 14heures, nous nous arrêtons dans un restaurant finlandais; et c'est vraiment la révélation : les Finlandais ont des produits absolument infects dans les supermarchés, leur pain noir me cause d'affreuses douleurs à l'estomac. Mais les quelques plats traditionnels sont une pure merveille. Je n'avais encore jamais aussi bien mangé depuis mon arrivée. Nous goûtons à des tas de poissons différents; les sauces sont exquises, le pain fait maison; je fais l'impasse sur les habituels plats de riz/patates/boulettes (je ne peux plus les voir en peinture), et me sers copieusement de tous les plats susceptibles de contenir du curry. au final, tout le monde dépasse les limites de son estomac, et le chemin de retour vers Turku est l'occasion d'une bonne digestion et d'une sieste générale (dans le bus)

La semaine suivante fut un peu plus studieuse. Mardi, j'ai passé mon examen final de finnois et obtenu la note maximale (allez, jetez-moi des fleurs, j'adore ça); ce qui m'a convaincue de continuer à étudier cette langue. d'autant plus que j'ai déjà 7 crédits assurés, sur les 60 que je dois avoir pour valider mon année.
Le mardi après-midi, nous avons aussi eu droit au déjeuner d'adieu, dans un des meilleurs restaurants de Turku (cuisine traditionnelle). Petit dérapage avec mes deux amis anglais et Julie, nous faisons la razzia des chocolats qui accompagnent le café (tout est sous forme de buffet, il y avait donc un grand panier pleins de bonbons et de chocolats... servez-vous svp), ce qui nous vaut une copieuse engueulade de Gerda, la Hongroise, furieuse de ne pas avoir son choco pour accompagner son café-crème et ses 5 parts de tarte à la myrtille.

Depuis mercredi, je suis dans mon "orientation course"; nous sommes dans un amphi une grand partie de la journée, pour avaler le maximum d'informations sur le fonctionnement de la fac, etc. Un peu ennuyeux...
A mon étage, par contre, c'est du grand n'importe quoi: trois allemands, une autrichienne, toujours Michelle la hollandaise, un Brésilien et.... nous sommes 4 françaises !! l'horreur! moi qui voulais parler exclusivement en anglais et en espagnol !!! Les espagnols sont tous à l'étage au-dessous ou dans les autres bâtiments; les Françaises, comme à l'heur habitude, se comportent comme si le monde leur appartenait (enfin pas toutes, juste la fille du fond qui invite ses copines à des kitchen's parties jusqu'à minuit, avec un maximum de bruit, la porte de la cuisine ouverte pour laisser toutes les odeurs d'oignon se répandre dans l'étage, et la table dégueu le lendemain matin). Heureusement, les Espagnols semblent m'avoir acceptée comme "fausse française" et je peux continuer à parler cette langue que j'aime par-dessus tout. Et oui, mon amoureux est parti étudier à Helsinki, c'est donc un peu plus difficile de pratiquer l'espagnol H24, et même si je râlais il y a deux semaines (j'en ai marre de parler espagnol ! apprends le français s'il te plaît!), ça me manque sérieusement.

Ce soir, première "soirée erasmus" organisée par l'association étudiante. Qui sera suivie par de nombreuses autres dans l'année. J'ai également acheté mon ticket pour le "week end cottage" organisé fin septembre : un week end en forêt avec 100 étudiants erasmus et des litres de bière, ça promet d'être joyeux.


Par anneso
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Mardi 29 juillet 2008


Les mois de juillet et d’août sont les plus chauds de l’été en Finlande. Ma mère n’aimant pas trop le froid, mais mourant d’envie de découvrir un bout de Scandinavie, voilà toute la famille partie pour une semaine de vacances dans le Sud de la Finlande. Objectif : compter le nombre d’arbres et abandonner leur fille aînée à Turku, sans cailloux pour qu’elle retrouve son chemin (hahaha).

 

Nous commençons donc par Helsinki. Pas de problème pendant le vol, si ce n’est un petit incident au décollage avec un passager fantôme « votre attention s’il vous plaît, y a t il un passager pour Bordeaux dans ce vol à destination d’HELSINKI ? » (Aucune réponse : je comprends le clandestin : si j’avais eu le choix, j’aurais fait pareil.)

 

J’ai passé mes courtes vacances d’été dans le midi à chercher des Finlandais. En vain ! A l’exception d’un camping-car, pas de trace de ces mystérieux people. Du coup, à part les voix de ma méthode Assimil, je n’avais pas la moindre idée de la manière dont ils s’exprimaient.

Choc important dans l’avion, donc. Ça papote, ça papote, dans un finnois impeccable (enfin, je suppose). Quelques Frenchies égarés, mais pour le reste, tous les Finlandais de France ont décidé de rentrer chez eux.

 

Deuxième choc « culturel » : en arrivant à Helsinki cette fois. Des blonds partout. Les seuls Finlandais bruns sont en fait des « rebelles » qui ont teint leurs cheveux. C’est marrant, d’ailleurs, quand on y pense : en France, les filles se teignent en blond ; en Finlande, c’est l’inverse. Du coup, je détonne un maximum au milieu des nordiques. Ceci dit, toute cette blondeur doit être tellement banale que les Finlandais sont plus attirés par l’exotisme que représentent les « étrangers » ; je finis donc par décomplexer un peu.

 

Je ne serai jamais une vraie Finlandaise.

 

Helsinki, capitale de la Finlande. On se demande un moment où sont ses habitants. Plus de 500 mille si le Guide du Routard ne se trompe pas. Et pas un chat dans les rues. Ah, si ! Tous aux terrasses des « kahvila » ou cafés, en train de siroter la boisson nationale : la bière !

 

Comme la quasi-totalité des villes finlandaises, Helsinki possède un quadrillage parfait, qui n’est pas sans rappeler un certain style soviétique : d’immenses rues aux immeubles plus ou moins imposants, de larges trottoirs et chaussées. Et des pistes cyclables absolument partout ! Le vélo est roi en Finlande.

 

Voici quelques photos de monuments célèbres de la ville

 

le palais présidentiel (Madame Tarja Halonen doit être en vacances, pas de gardes pour l'entrée)

une perpective de rue

Et parce que c’est quand même trop rigolo, sachez que la mode finlandaise est au style gothique, voire gothique hard ! Une bonne partie des ados se teint les cheveux en noir corbeau, avec chaînes, piercings, énormes boots, vêtements noirs et plus si affinités…

 

Après une nuit dans la capitale, nous prenons la direction d’Imatra, cité située en bordure de la frontière russe. Petit arrêt obligé à Porvoo, sorte de village de conte de fées. On s’attend presque à voir sortir les sept nains.

 

 

Mais pour être honnête, ce village n’est pas un cas unique en Finlande. J’ai envie de dire que TOUTES les maisons sont dans ce style : d’adorables chalets en bois de toutes les couleurs, perdus en pleine nature. Plus vert que la Finlande, tu meurs !

 

Petite anecdote  au sujet de Porvoo : c’est une ville à majorité suédophone, d’où la célèbre blague, entre deux Finnois : t’es déjà allé à l’étranger ? Non, mais je suis allé à Porvoo. Oui, c’est l’humour finlandais. Y a pire que nous…

 

En arrivant à Imatra, nous sommes un peu bousculés par des Russes. C’est facile de les reconnaître, ils se croient tout permis, ne sourient pas, ne disent pas bonjour, et parlent très fort. Pour la petite histoire, la Finlande a longtemps été sous domination russe, puis a souffert de la guerre et de l’omniprésence soviétique. Avec pas mal de morts à la clef. D’où une haine des Russes assez incroyable. Pour ne rien améliorer dans les relations finno-soviétiques, les Russes (enfin les riches) sont en train d’acheter toutes les jolies maisons finlandaises, ce qui fait grimper le prix de l’immobilier. Colère finlandaise générale !

 

Petit arrêt café avant de gagner Imatra…

 ( la vue du café: voici les "immeubles finlandais")

La ville d’Imatra en elle-même n’a rien d’exceptionnel, même chose qu’Helsinki, mais en plus petit et en beaucoup plus moche, la rue principale avec la galerie commerciale, la place où se rassemblent les buveurs de bière tous les soirs à partir de 17h (soit toute la population ne âge de consommer de l’alcool), des immeubles assez quelconques. Et, tout autour, les habituels petits chalets bariolés. Le tout, bien sûr, dans un cadre splendide. Parcs, arbres, lacs. On ne sait jamais où donner de la tête.

Imatra est surtout célèbre pour ses rapides. La ville organise d’ailleurs chaque soir un petit spectacle pour les Touristes. Et gratuit en plus ! Pendant 20 minutes, avec en arrière fond de Sibelius (le plus grand compositeur finlandais, pour ne pas dire le seul...), on ouvre les vannes d’un lac artificiel, et l’eau se déverse suivant le même système que l’écluse pour alimenter le lac qui se trouve beaucoup plus bas.

 

Ici, quelques courageux… ou une autre manière de regarder le spectacle, la tête en bas !

 

Le lundi, direction Jyväskylä. Ici, photo de l’une des plus vieilles églises de Finlande.

 

Puis, pause déjeuner au bord d’un lac. Et oui, on peut bronzer en Finlande!



 Depuis Imatra, nous sommes dans les lacs jusqu’au cou ! La plupart du temps, la route est au milieu du lac, ce qui donne un paysage assez exceptionnel. Et le beau temps ne fait qu’embellir le tableau !

 

Et parce qu’il n’y a pas que les Finlandais à avoir le droit à des jolies maisons, voici le local à poubelle !

 

Prochain article : From Jyväskylä to Turku !

 

Par anneso
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