Noël commence en Novembre, en Finlande. on installe les premières décorations dehors. Rien de bien
extraordinnaire, si l'on compare les décos de Turku à celles de Paris (je cite Turku parce que c'est la "ville officielle de Noël en Finlande cette année"), à première vue. Des petits lampes
multicolores dans les rues, les décos dans les magasins. On pourrait s'attendre à plus grandiose.
Mais l'ambiance est... différente. a Noël, on sent une claire modification du comportement des Finlandais. même
les petits vieux sourient plus. Il flotte comme un air de magie sur la ville. Et la nuit de plus en plus longue, loin d'être angoissante, renforce ce sentiment de sécurité et de bonheur douillets
qu'on doit tous éprouver à la veille des fêtes.
En décembre, place aux sapins de 8 mètres de hauteur (ils ne font pas les choses à moitié en Finlande!). de gigantesques sapins (" kuusi" en finnois) entièrement illuminés, plantés un peu partout
dans la ville (le plus imposant restant celui devant la cathédrale de Turku). Petite étrangeté finlandaise: il est impossible pour les habitants d'acheter leur propre sapin début décembre: on n'en
vend pas avant le 20 !!

autre bizarrerie:les trottoirs sont parsemés de petites bougies qui brûlent toute la journée (comment font-elles pour ne pas s'éteindre quand il pleut, ça reste un mystère). Chose
naturellement impossible en France où elles seraient tout de suite volées!
Les Finlandais décorent également TOUTES leurs fenêtres avec des petits chandeliers triangulaires électriques, les mêmes pour tous. Et, bien sûr, des lutins (tontut) absolument partout
!

lounas (RU finlandais), nous avons droit à de jolies nappes en papier rouge sombre, des branches de sapin, des
bougies " de noël"; et mon jour préféré, c'est le vendredi, car nous avons des pankakes et des piparkakut (cf un peu en-dessous) à volonté !! et gratuits!
Des chants de noël sont organisés trois fois par semaine dans les églises (rappel: les Finlandais sont protestants-luthériens), en finnois, en suédois, en allemand et en anglais.
et,"tietysti"(bien sûr), on entend les christmas songs en finnois dans tous les magasins (kaupat)
C'est aussi une nouvelle période de tarjous (discounts) et Ale! (soldes) --> les Finlandais sont des adeptes des soldes, j'ai remarqué. Les gens font leurs achats de noël, remplissent leurs
caddies de salmiakki (le réglisse finlandais,THE Finnish sucrerie par excellence (les rayons de salmiakki s'étendent sur des mètres et des mètres dans tous les magasins, de Talvi à Syksy (d'hiver
en automne)

. mais aussi de chocolats de toutes sortes (du Lindt !) et SURTOUT DU KARL FAZER, le chocolat finlandais par excellence. et je dois reconnaître qu'il est délicieux !!!

Mais que mange-t-on à noël, en Finlande ? Des tas de trucs, en fait. Certains plus ragoûtants que d'autres (j'ai quand même eu droit à de la purée de potiron pour le Christmas meal... c'était pas
top).
Du saumon, bien évidemment, le plat typique finlandais (même si le saumon finlandais est norvégien...), que l'on consomme cru ou cuit

des plats de légumes, du jambon fumé, le fameux ruisleipä ou pain noir (y en a des plus noirs qur d'autres), de la soupe de fruits rouges.

ns oublier les pâtisseries : piparkakut (sorte de speculoos, avec plus de cannelle), joulutortut ( des feuilletés en étoiles farcis à la compote de pruneaux)

le tout accompagné d'un bon verre de glögi, le vin chaud finlandais, avec moult cannelle et autres épices. On le sert avec des raisins secs et des amandes effilées.
Hyvää Joulua!!!

Par anneso
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Dimanche 21 septembre 2008
(désolée pour l'absence de photos. je me rattraperai dans le prochain article!)
Entre deux tempêtes, je prends le temps d’écrire. Bon, relativisons, il ne s’agit pas d’Ike ou de Gustav (tiens, on arrête avec les noms de filles pour les catastrophes naturelles ?) ; seulement
d’une partie de l’identité finlandaise, la pluie. Je m’étonne qu’il n’y ait pas de problèmes d’inondations, très honnêtement. En fait, les Finlandais se fichent complètement d’être mouillés.
C’est là qu’on différencie un Erasmus d’une vrai Finlandais : le premier s’accrochera désespérément à son parapluie, la cagoule remontée jusqu’aux oreilles, les gants, l’anorak, et il pestera à
voix (plus ou moins) haute contre ce fichu climat.
Heureusement, nous ne sommes qu’en septembre. Comme me l’a gentiment confirmé une Finlandaise, le pire est à venir… en novembre. Je ne m’en fais pas trop : qu’est-ce qui peut être pire que de la
pluie en continue ? (Quand il commence à pleuvoir, ça dure 24h, sans aucune interruption, et je ne plaisante pas !) Oui, je sais ce que vous pensez, elle est chiante, celle-là, à ne voir que le
côté négatif des choses. On a aussi de la pluie en France. Et une grosse crise économique en perspective. Et des grèves à tout bout de champ ! et un gouvernement qui fait plus dans Guignol que dans
De Gaulle. C’est vrai, en Finlande, les grèves n’existent pas. Le facteur passe tous les matins (sauf le week end), les poubelles sont ramassées tous les jours (sauf le week end), les bus sont
toujours à l’heure, les enseignants à leur poste. Pas de problème SNCF, ni Finnair. Pas de grève des pompiers, des ambulances, des hôpitaux, ou de la police (même si j’en suis encore à me poser
cette question : à quoi ressemble un policier finlandais ??? Chose ahurissante, je n’en ai pas croisé un seul, depuis bientôt deux mois que je patauge dans la boue ici)
Je relaterai mes péripéties finlandaises dans un autre article. Ici, je vais me pencher sur leurs coutumes.
Niveau food, d’abord. Leur gastronomique est toujours aussi bonne. Sans rire, un des meilleurs moments dans notre journée de petits étudiants sérieux (à part les soirées bien sûr), c’est le repas
au lounas (prononcez lo-ou-nasse), le mot finnois pour « self-service ». on a le choix entre les lounas in town, ou les lounas universitaires (leurs RU)… Rien que d’y penser, je bave sur mon
clavier.
Après, je ne me suis toujours pas habituée à manger de la salade en pot. Oui, on ne trouve pas de salades. Il n’y a que des laitues (sauf à Helsinki où on peut trouver de la Romaine), et elles sont
plantées dans un petit pot en terre. Enfin, si on peut appeler ça une salade. 5 feuilles qui se battent en duel, pour la modique somme d’1euro50. je raffole de salade, mais c’est vrai que ça fait
un peu mal au porte-monnaie…
J’ai quand même résolu le problème du yaourt, je suis très fière de moi ! En fait, les finlandais ne mangent pas de yaourts « nature » en pots, comme nous ; mais en bouteille, comme du lait ou les
yaourts à boire à la fraise qu’on trouve en France. J’ai découvert le rayon « bouteilles de yaourt nature », et c’est Alice au pays des merveilles (enrichi en ce que vous voulez, allégé, sans
lactose, blablabla. Truc finlandais quoi) J’ai aussi trouvé mon pot de moutarde française Maille (je veux dire une moutarde sans épices), et de la confiture (française aussi. J’ai un peu le mal du
pays, comme vous pouvez le voir).
Sinon, tout va bien, j’ai mes repères.
Ils sont donc dingues de charcuterie, mais on se fait aux tranches de jambon de 2cm, sous vide, vendue par boîtes de 200G (donc environ 20 tranches de jambon dans une boîte.. et là encore, sans
sel, sans porc, sans gras, on choisit ce qu’on veut…) ; même chose pour le poulet, il se vend en tranches. Le rayon est énorme. Mais le plus impressionnant reste le rayon saucisses !!!!! Je n’aime
pas trop ça, je vais donc être avare de détails, mais les amateurs de choucroute ou de saucisses Herta trouveront leur bonheur !
Un autre truc un peu bizarre, c’est la totale confiance que les Finlandais ont envers les clients. Je veux dire, je ne me suis toujours pas faite au système du « café self-service » : on demande un
café à la caisse dans un lounas, ou dans un coffeeshop, on paye et on va se servir. Mais la plupart du temps, la machine n’est pas visible du comptoir où on a payé. Et là, on peut aisément se
prendre un chocolat chaud, ou un cappuccino alors qu’on a payé juste pour un « kahvi » (c’est la même machine qui fait tout, on change le bouton, c’est tout). Et puis les tas de sachets de thé de
différentes sortes à côté… et les petits gâteaux ou les chocolats « payants » mais qu’on peut prendre sans aucun problème. A chaque fois, je pense à ce que ça donnerait en France… Evidemment, si
j’en parle, c’est parce que je suis parfaitement honnête. Je pense que c’est ça le truc : comme personne ne nous surveille, on a des problèmes de conscience, parce que c’est « trop facile », et au
final, on reste dans le droit chemin (bon, après, je ne vais pas dire que tous les Français font comme moi, je n’en sais rien).
Niveau sport : les Finlandais sont fans de sport. Tout le monde a son vélo (sauf moi : Julia a un pneu crevé depuis deux semaines, et je n’ai toujours rien fait pour le réparer… à part investir
dans une carte de bus. Je suis mieux au chaud que sur un vélo à affronter le vent et la pluie à 6 degrés).
Et l’abonnement au club de sport pour l’année universitaire est de 43 euros ! avec la possibilité de faire tout le sport que l’on souhaite. A savoir trois heures de fitness et deux heures de danse
brésilienne, en ce qui me concerne. Quand je pense qu’en France, on n’a rien à moins de 300 euros l’année…
Ils se rattrapent sur le prix des livres et des cartes postales. Là, par contre, c’est du grand n’importe quoi. Le moindre bouquin de poche coûte aussi cher qu’un Lagarde et Michard ! Je ne parle
pas du prix des revues (sauf les revues finlandaises, bien sûr… mais mon niveau en finnois ne me permet pas de comprendre les tribulations de Pamela Anderson, la star finlandaise par excellence).
Au final, on achète sur Amazon, même avec les frais de port, ça revient moins cher.
Niveau scolaire et bizarreries : il ne faut pas confondre « avoir cours de 12 à 14 » et « avoir cours de 12.00 à 14.00 ». dans le deuxième cas, il faut être là pile à 12.00. dans le premier, le
cours commence à 12.15 et finit à 13.45. on appelle ça le « quart d’heure académique ». Ils sont fous ces Finlandais ! Sinon, pour les examens, on peut choisir, dans la plupart des cas, la date. Et
on dispose de trois chances ! Si on loupe la première fois, no souci, on réessaie.
Selon les cours, on peut avoir des « written examinations » (nos systèmes d’examens français : 4-5 heures dans une salle à réfléchir sur le sens de la vie), un « essay » à rendre, un book exam (on
lit deux bouquins, puis on a un exam dessus), un « learning diary » (on rend un rapport sur chaque conférence), ou simplement une présence obligatoire au cours et une participation active. Je sais
que pour pas mal d’Erasmus, c’est la panique totale. Mais c’est là que je me rends compte à quel point le système français est difficile et exigeants. En fait, les Français et les Allemands sont
très rassurés en Finlande. Je plains de toutes mes forces les pauvres Erasmus finlandais qui vont étudier en France. Ça doit être l’horreur, de passer nos examens !
Je m’arrête là, autre article en préparation ! Hyvää Yötä (bonne nuit. Oui, il est une heure du matin ic)
Par anneso
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