To Turku...

Publié le par anneso

Jyväskylä, la « capitale » des la région centrale des lacs. (prononcez « Yuvaskula ») Ville qui ne paie pas de mine, habituelles galeries commerciales (il y en a des dizaines dans chaque ville de Finlande, à cause du froid : l’hiver, les Finlandais « vivent » dedans), rues rectangulaires, immeubles modernes et austères.


 

Mais tout autour, naturellement, de merveilleux lacs, des forêts à n’en plus finir. Et le campus universitaire de Jyväskylä est aussi une réussite : rien à envie aux campus américains. Les Finlandais savent y faire pour rendre les études de leurs petits plus agréables !

Nous en profitons pour visiter le musée dédié à Alvar Alto, l’un des plus célèbres designers finlandais, aussi grand architecte, qui a fait des choses vraiment vraiment étonnantes.

 

Puis, en chemin, visite d’une autre église (je vais finir par renier le catholicisme pour le protestantisme)


 

Petit arrêt au marché d’une ville sur la route de Tampere ou nous faisons nos provisions de fraises et de framboises. Autant les produits laitiers sont hors de prix en Finlande, autant le prix des légumes et des fruits est tout à fait abordable pour nous, parisiens. Et surtout, les fraises ont un goût absolument exquis !!! Je n’ai jamais mangé d’aussi bonnes fraises. Sur n’importe quel marché finlandais, on trouvera une dizaine de petits vendeurs de « berries » : mûres, myrtilles, airelles, framboises, et bien sûr, les fraises, et de temps en temps des cerises (je n’en ai pas encore goûtées, ceci dit)

 

 La plupart des poissons sont marinés, avec poivre, sauce, ou whatever, mais on peut aussi trouver du poisson nature. Beaucoup de saumon, bien sûr, mais également des perches ou encore de la dorade. Mes connaissances  « poissonnesques » finlandaises s’arrêtent là, j’ai toute l’année pour approfondir ma culture dans ce domaine.

 

Et dans l’après-midi, nous arrivons à Tampere, troisième plus grande ville de Finlande si mes souvenirs sont bons. On la dit très industrielle, défigurée par des buildings modernes, etc. Mais en fait, elle n’est pas plus « laide » que les autres grandes villes finlandaises. Et puis, qui soucie de l’allure des immeubles quand on a devant soi de magnifiques parcs couverts de fleurs rouges, une eau nickel, un ancien quartier ouvrier totalement rénové, avec des vieilles maisons à visiter ?



Jeudi 30, nous arrivons à Turku, terminus du voyage. Premières impressions assez mitigées : la voiture s’arrête dans une rue version Texas : vieilles maisons en bois, devantures un peu sombres et poussiéreuses, soleil de plomb. Pour un peu, je regretterais presque de n’avoir pas choisi Tampere pour mon année Erasmus.

 

Nous déposons nos affaires à l’hôtel et partons faire un tour de la ville. Qui me paraît immense. N’ayant aucun sens de l’orientation, je commence à paniquer. Je n’ai pas intérêt à me perdre.

Nous longeons une partie de l’Aura, ou Auraki, le fleuve qui traverse Turku. C’est l’époque du festival de rock, et des milliers de Finlandais sont assez un peu partout sur l’herbe, une (ou trois) bière à la main.



 

Le lendemain, j’ai rendez-vous avec mon tuteur. A chaque Erasmus est, en effet, attribué un étudiant finlandais pour l’aider à se repérer dans la ville, à s’occuper des différents papiers administratifs, etc. Le mien est parfait. Il sait même un peu parler français. En deux jours, je suis officiellement étudiante à Turku : carte de bibliothèque, compte en banque, enregistrement à la poste, inscription à la fac.



 

Last but not least, je récupère les clefs de mon appart. Je loge au « student village ». Il s’agit d’une petite ville à la périphérie de Turku, où résident la plus grande partie des étudiants, qu’ils soient internationaux ou finlandais. Ceci dit, les Erasmus ne vivent pas avec les Finlandais, pour éviter que les perpétuelles fêtes estudiantines ne viennent trop perturber ces derniers.


vue de mon appart :

 

Les routes sont en état de rénovation. C’est d’ailleurs le cas de la moitié de Turku. Je suis dans le bâtiment 3 B, troisième étage. Qui n’existe pas. Les Finlandais ont des coutumes bizarres. Le premier étage est en fait le RDC pour nous et ainsi de suite. J’ai intérêt à faire attention à la fac.

L’appartement est fonctionnel, 18m², une salle de bain pour moi, lit, bureau, placards.



Les murs blancs n’attendent qu’une déco personnalisée. Quant à la cuisine, c’est la pièce la plus agréable. Très vaste, pour accueillir pas mal de monde. J’ai ce qu’on appelle un « single flat », et je partage la cuisine avec 11 autres étudiants. Pour le moment, nous ne sommes que 4, deux grecs et une Hollandaise



 

Petit tour au supermarché Prisma (une sorte de Carrefour géant) pour acheter les produits de première nécessité. Manque de chance, j’ai oublié mon dictionnaire. Je me retrouve donc avec une sorte de pâte blanche salée en guise de beurre, et de la mayonnaise à la place de la moutarde.

 

Nous partons ensuite à la recherche d’un vélo. Petit problème : une bicyclette vaut à peu près aussi cher qu’un scooter (à peu près). Comment est-ce possible avec le nombre de vélos au mètre carré à Turku ???? Je remets cette acquisition à plus tard.

 

Le vendredi matin a lieu mon premier cours de finnois. J’ai déjà quelques bases, grâce à ma méthode Assimil made in France, et c’est à ce moment-là que je me rends compte pourquoi les Français sont aussi nuls en langue. Ici, il n’est question que de participation, interactions avec nos voisins, échanges en anglais. Bref, un cours dynamique qui ne nous permet pas de somnoler dans notre coin pendant que la prof récite les règles de grammaire, comme c’est la coutume dans notre pays.

A ma grande surprise, je comprends pratiquement toutes les explications données en anglais. C’est certes un peu fatiguant, mais j’ai bon espoir de réussir à prendre des notes quand mes cours débuteront dans un mois.

 

Dans mon groupe EILC, nous sommes une petite trentaine. La française qui devait participer au cours n’arrivera pas avant lundi ou mardi. C’est bien la première fois que la France est minoritaire quelque part. Je me rapproche donc des espagnols qui parlent à une vitesse ahurissante, mais ça me demande moins d’efforts que de communiquer en anglais. Ils sont d’ailleurs tout contents de m’entendre parler leur langue, et je reçois des compliments sur mon accent. Moi qui avais peur d’oublier l’espagnol durant mon année Erasmus, faute de pratique, je suis rassurée. A ce rythme, dans deux mois, je suis bilingue.

 

Les Espagnols ont une fâcheuse tendance à ne rester qu’entre eux (ils sont aussi nuls que les Français en anglais), et je quitte momentanément ma « nationalité » d’adoption pour aller faire connaissance avec le reste du groupe. Chance ! Je rencontre deux British pure souche. Accent inimitable, gentillesse et politesse indescriptibles, avec cette petite touche de snobisme qui caractérise leur manière de s’exprimer. Je jouis d’une position particulière par rapport aux autres, puisque je suis française ! Et c’est bien connu, les Anglais et les Français s’adorent (qui a dit que nous étions en guerre perpétuelle). Nous entamons donc une grande conversation, mêlant paroles et gestes, avec de temps en temps, un « please, could you speak slowy ? »

 

Il y a aussi deux Italiennes, ce qui me permet de rafraîchir mon italien ; une autre anglaise un peu précieuse, des slovaques, un serbe, des Hongrois, les habituels Allemands, ma voisine hollandaise, les deux grecs, une Autrichienne, un tchèque au rire tonitruant et une colombienne qui vit depuis trois ans à Nice et parle un français presque impeccable. Même si elle préfère communiquer presque exclusivement en espagnol.

 

Le vendredi après-midi, je pars en excursion avec mes parents, sur l’île de Ruissalo, qui fait partie de l’archipel de Turku, l’un des plus beaux du monde. Les paysages sont à couper le souffle, et nous décidonc d’explorer les environs en louant des vélos. Nouvelle surprise : les Finlandais ont leurs « propres vélos ». Pas de dérailleurs, pas de freins, on s’arrête avec les pédales. Ce qui me vaut une splendide chute et met fin à notre désir de circuler à bicyclette.

Peu de Finlandais sont présents sur la plage. Pourtant, la mer est assez agréable (entre 19 et 20 degrés).

 

Le samedi matin, nous visitons le marché couvert de Turku, une petite merveille en briques avec des étals tous plus appétissants les uns que les autres. Il est impossible de trouver une boulangerie ou même une boucherie en ville. Il n’y a que des supermarchés, et les commerçants sur la place centrale qui viennent chaque jour vendre leur production. Mais ici, je découvre plusieurs « stands » de viande, poissons, divers pains et viennoiseries.


 

Samedi, c’est aussi le jour des adieux, mes parents m’abandonnent dans un pays où les gens commencent à boire de la bière à partir de 9heures du matin et où la moutarde « nature » n’existe pas…

Publié dans je vous raconte ma vie

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La bureautière 10/08/2008 18:18

Cool d'avoir de tes nouvelles! La mer à 19/20°?! J'abandonne définitivement la Bretagne et sa flotte à 17/18°! Qui l'eût cru? Ravie de voir que tu t'adaptes bien à tes débuts de vie finlandaise!

Aurélie 10/08/2008 14:34

Coucou!! Et ben la glace est reportée finalement parce quauj il pleut sur Paris !!! Je dis bien aujourd'hui parce que tout le monde dit que le temps a Paris est pourri mais pour l'instant il a fait plutot beau...Je suis contente de voir que tu rencontres plein plein de monde !!!Je te réponds demain plus longuement dans un mail , bisous!

Lisanka 10/08/2008 13:15

Courage miss, je suis certaine que tu ne voudras plus rentrer la fin de l'année! Ca a l'air super bien!!!!!!! Les fruits rouges et le poisson mais c'est le rêve! et si tu veux des produits laitiers, tu n'as qu'à aller t'approvisionner en russie ;-p
Pour te faire un peu baver, car je suis cruelle, je vais avec aurélie manger une glace cet aprem, berthillon pr elle et amorino for me? Mais bon, je préfèrerais être en finlande, hein, je fais ma vilaine parce que je t'envie drôlement.

Bisous,

Lisanka

PS: et pr la bière à 9 heures du mat, j'ai vu pire! du champagne à 8 heures du mat, 200 grammes de saucisses frites dans une demi bouteille d'huile et trois oeufs = mon amie russe au petit dej. ME MO RABLE!!!!!