Good Bye Ranska, Hello Suomi !

Publié le par anneso

 J’inaugure ce blog en commençant par un grand merci aux pères fondateurs de l’Union européenne grâce à qui le programme Erasmus a pu être mis en place.

Non, sérieusement, pouvoir se la couler (plus ou moins) douce pendant un an dans un pays étranger, en recevant même une petite subvention, je trouve ça super ! (Petite pensée à Monsieur Erasme...)


 

Voilà, donc, étant étudiante à sciences po Lille, mon cursus « m’oblige » à effectuer une année scolaire à l’étranger. Mon anglais étant assez médiocre, j’ai dû abandonner mes rêves andalous ou chiliens (j’ai une passion pour l’espagnol), et opter pour un pays à fort potentiel anglophone.

 

Et parce que je n’aime rien faire comme tout le monde (et surtout parce que je suis spécialisée dans les affaires européennes, donc aucune manière de justifier un éventuel départ aux States), j’ai choisi la Finlande.

 

Ce vaste pays de 5 millions d’habitants et des brouettes compte deux langues officielles : le suédois et le finnois (on ne parle pas finlandais !! une bonne fois pour toutes, le finlandais, c’est la nationalité !), plus le sâme dans le nord du pays. La Finlande a donc dû se mettre à l’anglais, et fissa, pour s’intégrer dans l’UE, et plus généralement dans les échanges internationaux. Ce qui permet, entre autres, aux petits étudiants comme moi, de passer un an dans cet Etat réputé pour ses forêts, ses lacs (187 888 tout de même !) et ses saunas. Les cours sont principalement en anglais, et pratiquement tous les Finlandais de moins de 50 ans maîtrisent parfaitement cette langue (pas comme les Français…)

 

Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas en profiter pour apprendre le finnois ? (le suédois, ce sera pour plus tard…). Ainsi donc, en plus de mes 10 mois Erasmus, je me suis inscrite à un stage intensif de finnois pendant tout le mois d’août, histoire de me fondre dans la masse des Finlandais ( ils sont grands, blonds avec les cheveux raides ; je suis petite, brune avec des boucles. Mais c’est un détail).

 

Le truc un peu rebutant, dans ces échanges internationaux, c’est la paperasse administrative. On a régulièrement l’impression qu’on ne partira jamais, qu’il manquera toujours une photo d’identité, un centime ou un coup de téléphone.

Je crois même qu’on devrait remettre une médaille à tous les étudiants qui parviennent à leur fin. Une victoire contre l’infâme système administratif français (et son manque préoccupant de personnel), c’est la moitié des crédits exigés pour valider l’année.

 

Heureusement, la complexité et le fouillis français administratifs sont largement compensés par l’efficacité et la prévenance finlandaises. Jamais vu des gens aussi polis ! Ils répondaient à tous mes mails dans les 24h maximum et se confondaient en formulations de courtoisie : kind regards, have a nice day, yours sincerely… En France, on a le droit à un « cordialement » quand l’interlocuteur est de bonne humeur… et qu’il répond aux mails !

 

Bref, impression positive dès le départ. Je suis heureuse de mon choix. Les informations sont claires, j’ai d’ores et déjà un tuteur qui m’aidera à récupérer les clefs de mon logement, plus ouverture d’un compte en banque, patati et patata (en plus, il parle français)

 

 

Le 26 juillet, je dis donc au revoir à la France et décollai pour l’inconnu…

Publié dans je vous raconte ma vie

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