Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 22:18


Les mois de juillet et d’août sont les plus chauds de l’été en Finlande. Ma mère n’aimant pas trop le froid, mais mourant d’envie de découvrir un bout de Scandinavie, voilà toute la famille partie pour une semaine de vacances dans le Sud de la Finlande. Objectif : compter le nombre d’arbres et abandonner leur fille aînée à Turku, sans cailloux pour qu’elle retrouve son chemin (hahaha).

 

Nous commençons donc par Helsinki. Pas de problème pendant le vol, si ce n’est un petit incident au décollage avec un passager fantôme « votre attention s’il vous plaît, y a t il un passager pour Bordeaux dans ce vol à destination d’HELSINKI ? » (Aucune réponse : je comprends le clandestin : si j’avais eu le choix, j’aurais fait pareil.)

 

J’ai passé mes courtes vacances d’été dans le midi à chercher des Finlandais. En vain ! A l’exception d’un camping-car, pas de trace de ces mystérieux people. Du coup, à part les voix de ma méthode Assimil, je n’avais pas la moindre idée de la manière dont ils s’exprimaient.

Choc important dans l’avion, donc. Ça papote, ça papote, dans un finnois impeccable (enfin, je suppose). Quelques Frenchies égarés, mais pour le reste, tous les Finlandais de France ont décidé de rentrer chez eux.

 

Deuxième choc « culturel » : en arrivant à Helsinki cette fois. Des blonds partout. Les seuls Finlandais bruns sont en fait des « rebelles » qui ont teint leurs cheveux. C’est marrant, d’ailleurs, quand on y pense : en France, les filles se teignent en blond ; en Finlande, c’est l’inverse. Du coup, je détonne un maximum au milieu des nordiques. Ceci dit, toute cette blondeur doit être tellement banale que les Finlandais sont plus attirés par l’exotisme que représentent les « étrangers » ; je finis donc par décomplexer un peu.

 

Je ne serai jamais une vraie Finlandaise.

 

Helsinki, capitale de la Finlande. On se demande un moment où sont ses habitants. Plus de 500 mille si le Guide du Routard ne se trompe pas. Et pas un chat dans les rues. Ah, si ! Tous aux terrasses des « kahvila » ou cafés, en train de siroter la boisson nationale : la bière !

 

Comme la quasi-totalité des villes finlandaises, Helsinki possède un quadrillage parfait, qui n’est pas sans rappeler un certain style soviétique : d’immenses rues aux immeubles plus ou moins imposants, de larges trottoirs et chaussées. Et des pistes cyclables absolument partout ! Le vélo est roi en Finlande.

 

Voici quelques photos de monuments célèbres de la ville

 

le palais présidentiel (Madame Tarja Halonen doit être en vacances, pas de gardes pour l'entrée)

une perpective de rue

Et parce que c’est quand même trop rigolo, sachez que la mode finlandaise est au style gothique, voire gothique hard ! Une bonne partie des ados se teint les cheveux en noir corbeau, avec chaînes, piercings, énormes boots, vêtements noirs et plus si affinités…

 

Après une nuit dans la capitale, nous prenons la direction d’Imatra, cité située en bordure de la frontière russe. Petit arrêt obligé à Porvoo, sorte de village de conte de fées. On s’attend presque à voir sortir les sept nains.

 

 

Mais pour être honnête, ce village n’est pas un cas unique en Finlande. J’ai envie de dire que TOUTES les maisons sont dans ce style : d’adorables chalets en bois de toutes les couleurs, perdus en pleine nature. Plus vert que la Finlande, tu meurs !

 

Petite anecdote  au sujet de Porvoo : c’est une ville à majorité suédophone, d’où la célèbre blague, entre deux Finnois : t’es déjà allé à l’étranger ? Non, mais je suis allé à Porvoo. Oui, c’est l’humour finlandais. Y a pire que nous…

 

En arrivant à Imatra, nous sommes un peu bousculés par des Russes. C’est facile de les reconnaître, ils se croient tout permis, ne sourient pas, ne disent pas bonjour, et parlent très fort. Pour la petite histoire, la Finlande a longtemps été sous domination russe, puis a souffert de la guerre et de l’omniprésence soviétique. Avec pas mal de morts à la clef. D’où une haine des Russes assez incroyable. Pour ne rien améliorer dans les relations finno-soviétiques, les Russes (enfin les riches) sont en train d’acheter toutes les jolies maisons finlandaises, ce qui fait grimper le prix de l’immobilier. Colère finlandaise générale !

 

Petit arrêt café avant de gagner Imatra…

 ( la vue du café: voici les "immeubles finlandais")

La ville d’Imatra en elle-même n’a rien d’exceptionnel, même chose qu’Helsinki, mais en plus petit et en beaucoup plus moche, la rue principale avec la galerie commerciale, la place où se rassemblent les buveurs de bière tous les soirs à partir de 17h (soit toute la population ne âge de consommer de l’alcool), des immeubles assez quelconques. Et, tout autour, les habituels petits chalets bariolés. Le tout, bien sûr, dans un cadre splendide. Parcs, arbres, lacs. On ne sait jamais où donner de la tête.

Imatra est surtout célèbre pour ses rapides. La ville organise d’ailleurs chaque soir un petit spectacle pour les Touristes. Et gratuit en plus ! Pendant 20 minutes, avec en arrière fond de Sibelius (le plus grand compositeur finlandais, pour ne pas dire le seul...), on ouvre les vannes d’un lac artificiel, et l’eau se déverse suivant le même système que l’écluse pour alimenter le lac qui se trouve beaucoup plus bas.

 

Ici, quelques courageux… ou une autre manière de regarder le spectacle, la tête en bas !

 

Le lundi, direction Jyväskylä. Ici, photo de l’une des plus vieilles églises de Finlande.

 

Puis, pause déjeuner au bord d’un lac. Et oui, on peut bronzer en Finlande!



 Depuis Imatra, nous sommes dans les lacs jusqu’au cou ! La plupart du temps, la route est au milieu du lac, ce qui donne un paysage assez exceptionnel. Et le beau temps ne fait qu’embellir le tableau !

 

Et parce qu’il n’y a pas que les Finlandais à avoir le droit à des jolies maisons, voici le local à poubelle !

 

Prochain article : From Jyväskylä to Turku !

 

Par anneso - Publié dans : Visites
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 21:19

 J’inaugure ce blog en commençant par un grand merci aux pères fondateurs de l’Union européenne grâce à qui le programme Erasmus a pu être mis en place.

Non, sérieusement, pouvoir se la couler (plus ou moins) douce pendant un an dans un pays étranger, en recevant même une petite subvention, je trouve ça super ! (Petite pensée à Monsieur Erasme...)


 

Voilà, donc, étant étudiante à sciences po Lille, mon cursus « m’oblige » à effectuer une année scolaire à l’étranger. Mon anglais étant assez médiocre, j’ai dû abandonner mes rêves andalous ou chiliens (j’ai une passion pour l’espagnol), et opter pour un pays à fort potentiel anglophone.

 

Et parce que je n’aime rien faire comme tout le monde (et surtout parce que je suis spécialisée dans les affaires européennes, donc aucune manière de justifier un éventuel départ aux States), j’ai choisi la Finlande.

 

Ce vaste pays de 5 millions d’habitants et des brouettes compte deux langues officielles : le suédois et le finnois (on ne parle pas finlandais !! une bonne fois pour toutes, le finlandais, c’est la nationalité !), plus le sâme dans le nord du pays. La Finlande a donc dû se mettre à l’anglais, et fissa, pour s’intégrer dans l’UE, et plus généralement dans les échanges internationaux. Ce qui permet, entre autres, aux petits étudiants comme moi, de passer un an dans cet Etat réputé pour ses forêts, ses lacs (187 888 tout de même !) et ses saunas. Les cours sont principalement en anglais, et pratiquement tous les Finlandais de moins de 50 ans maîtrisent parfaitement cette langue (pas comme les Français…)

 

Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas en profiter pour apprendre le finnois ? (le suédois, ce sera pour plus tard…). Ainsi donc, en plus de mes 10 mois Erasmus, je me suis inscrite à un stage intensif de finnois pendant tout le mois d’août, histoire de me fondre dans la masse des Finlandais ( ils sont grands, blonds avec les cheveux raides ; je suis petite, brune avec des boucles. Mais c’est un détail).

 

Le truc un peu rebutant, dans ces échanges internationaux, c’est la paperasse administrative. On a régulièrement l’impression qu’on ne partira jamais, qu’il manquera toujours une photo d’identité, un centime ou un coup de téléphone.

Je crois même qu’on devrait remettre une médaille à tous les étudiants qui parviennent à leur fin. Une victoire contre l’infâme système administratif français (et son manque préoccupant de personnel), c’est la moitié des crédits exigés pour valider l’année.

 

Heureusement, la complexité et le fouillis français administratifs sont largement compensés par l’efficacité et la prévenance finlandaises. Jamais vu des gens aussi polis ! Ils répondaient à tous mes mails dans les 24h maximum et se confondaient en formulations de courtoisie : kind regards, have a nice day, yours sincerely… En France, on a le droit à un « cordialement » quand l’interlocuteur est de bonne humeur… et qu’il répond aux mails !

 

Bref, impression positive dès le départ. Je suis heureuse de mon choix. Les informations sont claires, j’ai d’ores et déjà un tuteur qui m’aidera à récupérer les clefs de mon logement, plus ouverture d’un compte en banque, patati et patata (en plus, il parle français)

 

 

Le 26 juillet, je dis donc au revoir à la France et décollai pour l’inconnu…

Par anneso - Publié dans : je vous raconte ma vie
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