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Samedi 20 décembre 2008

                                  

désolée pour ma paresse, mais je n'ai pas eu le temps d'écrire ce mois-ci. Maintenant, me revoilà en France pour les trois semaines les plus longues de ma vie. Je suis, bien évidemment, très contente de revoir ma famille et les quelques Parisiens qui se souviennent de moi, mais la Finlande me manque déjà. Après avoir déprimé pendant un temps en septembre, avoir cassé du sucre sur le dos des Finlandais, leur comportement, les trucs nuls, moches, chers... Je dois admettre que c'est le pays le plus formidable au monde. Peut-être aussi parce que je suis française, et que là-bas, j'ai l'exclusivité ? Toujours est-il que j'ai vécu mon retour à Paris comme une véritable agression. Pas une seule personne parlant finnois ou anglais, les bousculades, les engueulades, le caractère morose de tous les Parisiens; l'impression que tout est dû aux Français, que les règles n'ont pas été créées pour eux. Il semble donc tout à fait normal que je me fasse méchamment "engueuler"par une dame quand j'ai osé lever les yeux au ciel, à la vue de son chien faisant ses besoins devant la porte de mon immeuble.

Ne plus pouvoir dire hei Hei, ni kiitos aux vendeurs; ne plus parler anglais quand je suis larguée dans une conversation finnoise avec le vendeur de salades de Kauppatori (the Market Square, in Turku); ne plus manger à n'importe quelle heure, n'importe quoi, n'importe où; ne plus faire de sport; ne plus s'extasier devant les paysages finlandais. J'ai le mal Erasmus...

je vais donc essayer profiter de ces trois semaines loin de ma Finlande adorée pour améliorer mon finnois et réapprendre à m'habituer à la "French attitude". Soon, un article sur le noël finlandais,un sur mon voyage en Norvège (manque de pot, j'ai oublié mon chargeur à Turku, du coup, pas de photos avant le 11 janvier), et sans doute une comparaison plus poussée du modèle de vie finlandais et français.

Par anneso - Publié dans : je vous raconte ma vie
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Jeudi 20 novembre 2008

 

Voilà, hier, c'était de la gnognotte. Non, parce qu'on m'avait dit que le mois de novembre 2007 avait été franchement pourri, niveau neige. alors quand j'ai vu la fine couche de glace sur les voitures, j'ai été transportée.

 

Vous pouvez oublier la misérable photo de l'article précédent, et vous "focuser" sur celles-ci : oui, c'est bien la Turku, le 20 novembre 2008

 

 Ma fac à 10heures du mat (oui, on ne peut pas avoir la neige ET le jour) : j'aurais pu fait le chemin en skis, si j'en avais eus sous la main !!!!!!

 

toujours à 10heures du matin, le jour se lève, et ça promet d'être une magnifique journée

 

valà l'ciel bleu !!! faut juste attendre une heure de l'aprem

 

une espèce de lutin qui essaie de se fondre dans le décor (je ressemble assez à l'arbre à côté : noir et blanc)

 

Un nouvel habitant finlandais... ils se reproduisent d'ailleurs à toute vitesse, à entendre les hurlements des étudiants dehors : tous en train de faire des bonhommes à nez en carotte

 

Tout ceci va bien sûr demander un sérieux investissement en chaussures. C'est joli la neige, mais la poudreuse reste de la flotte à l'état de glace, qui vous perfore les pieds, même avec trois paires de chaussettes.

Autre truc hallucinant: les étudiants à vélo : le nombre de fois où ils ont failli se retrouver à terre.

Quant aux voitures, elles roulent à l'allure escargot, même avec des chaînes. La route a beau être salée/gravetée ( verbe tiré du mot gravier, je précise), elle reste plus glissante qu'un savon de marseille mouillé.

Vivement dimanche pour la balade en forêt  !!

 

Par anneso
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Mercredi 19 novembre 2008

Oui, je sais que je n'écris pas beaucoup, mon problème c'est que je suis très bavarde et que quand je commence, je ne peux plus m'arrêter. Or, ces temps-ci, j'ai l'impression de me retrouver à la veille des partiels de Sciences po.
vais essayer d'être plus régulière.

En tous les cas, voilà la première photo officielle de Turku sous la neige (ou sous une petite couche de poudre blanche glacée, si on veut être plus précis). ça n'a l'air de rien, mais après avoir subi la pluie pendant des jours et des jours parce qu'il fait plus de 0, et un soleil magnifique quand il faisait -6.... voir la neige autre part qu'à la télé, ça fait plaisir !!!!!

Oui, donc, comme je disais, à part la neige, pas mal de boulot. Les exams sont quand même beaucoup plus faciles qu'en France. Et répartis de manière plus intelligente. Comprendre: on ne passe pas 15 trucs en deux semaines, mais un petit tous les 7 jours. ce sont surtout des disserts à rendre ( de 20 pages, ok), donc beaucoup de travail maison.

Sinon, certains magasins sont ENFIN ouverts le dimanche, ce qui rend ce jour nettement plus intéressant (nette tendance à s'ennuyer au Student village, quand il n'y a ni cours, ni beau temps un 'sunnuntai'), et les commerçants n'ont pas l'air de souffrir de travailler une journée supplémentaire.

What's wrong with France ? en Finlande, pas question de faire la grève pour réduire l'âge de la retraite (autour de 70 ans), ni pour protester contre la suppression de postes dans l'éducation (qui marche du tonnerre, à en croire les étudiants finlandais), ou le manque de crèches (tous les petiots sont casés ici : ils jouent joyeusement dehors, qu'il neige, qu'il pleuve, qu'il vente. avec ceci dit l'ordre de ne pas sortir de classe en cas de température inférieure à -15...)

Puisque nous sommes dans la rubrique météo (que je check cinq ou six fois par jour, soit dit en passant), les journées sont parfois un peu déprimantes. Le jour se lève à 9 heures et se couche à 15h30. du coup, je vais en cours, il fait presque nuit encore; je sors de cours, il fait nuit noire (ok, pas tous les jours, vu que j'ai environ 2heures de cours par jour...)
les étudiants rentrent lentement en hibernation. à l'exception du mercredi soir et du week end où le printemps renaissant leur permet d'aller faire la fête (printemps = overdose d'olutta ou bière comme vous préférez).

il est temps de me remettre à bosser l'histoire de la Finlande et de son Alsace-Lolo à elle (qui se trouve être la Carélie). Prochain article coming soon, I promise

Näähdään !!
Par anneso - Publié dans : je vous raconte ma vie
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Mardi 28 octobre 2008


Je vous rassure, je suis plus assidue en cours que pour l'écriture de mon blog. Pas ma faute, les choses "sérieuses" ont commencé, et j'ai beaucoup moins de temps pour flâner et prendre des photos de la merveilleuse Finlande (non, je blague, je passe toujours la plus grande partie de mes après-midi à me balader dans le centre de Turku... et pour ce qui est des photos, le paysage est un peu déprimant en ce moment, je vous épargne donc la triste vision des arbres sans feuilles, en attendant les photos de neige. Hope so!)

Prochainement un article sur ma vie finlandaise; en attendant, place à Tallinn, capitale de l'Estonie, où j'ai passé un super week-end (si on fait abstraction de la pluie torrientielle et de la tempête du dimanche...)

Tallinn est une ville située à 2H de ferry d'Helsinki. Etudiante en sciences politiques oblige, je vous fais un super rapido-cubito cours dessus : l'Estonie est entrée dans l'UE en 2004. C'est le seul des pays baltes à remplir les conditions nécessaires (ou quasiment) pour intégrer la zone euro (d'ici peu); en attendant, on continue de payer en couronnes estoniennes, mais l'euro est accepté dans de plus en plus de magasins ( de souvenirs, ok...)
Le niveau de vie de l'Estonie est comparable à celui du Portugal. La différence entre les classes sociales est tout de même assez impressionnante. Je suis restée dans la vieille ville, donc pas de photos des Estoniens sans le sou; seulement des rutilantes BM, d'énormes 4x4 Mercedes (et on s'arrêtera là, je n'y connais rien en voitures)
L'Estonie compte environ 1.5 million d'habitants. On y parle l'estonien, une langue très proche du finnois. Mais c'est la seule ressemblance avec la Finlande... L'amabilité estonienne se rapproche dangereusement de l'amabilité russe (désolée Lisanka). J'avais parfois l'impression d'être de retour à Saint Pétersbourg.

Allez, dernière petite anecdote: c'est tout de même l'Estonie qui a mis au point Skype.

Levée à 7heures pour prendre le train de 8 heures Turku-Helsinki. Je fais le voyage avec mon amie Malaurie et son petit copain fraîchement arrivé de France (ah, les vacances de la Toussaint...). Mauvaise nouvelle, en arrivant à la gare, j'ai confondu Perjantai et Lauantai (vendredi et samedi), et le train ne passe pas à 8 heures, mais à 9 heures. Ce qui nous laisse 10 min pour courir rejoindre le terminal du Ferry à Helsinki.  Crise de spasmophilie évitée; et nous voilà confortablement installés dans l'énorme bateau de Viking Line qui nous emmène vers les terres hostiles estoniennes



En attendant de pouvoir déposer nos sacs à l'auberge de jeunesse, nous commençons l'exploration de la ville.
Et, honnêtement, je ne m'attendais pas à ça. Tallinn est certes classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, mais, qui pouvait s'attendre à tomber sur cette adorable cité médiévale ?


Pour un peu, on se croirait de retour à l'époque des Vikings


Dégustation gratuite d'amandes grillées à la cannelle



Détour rapide par l'auberge de jeunesse qui s'avère glauquissime au possible (ne JAMAIS faire confiance aux photos sur internet. à part mon blog, évidemment)

et puis, nous continuons l'exploration de la cité

La place "provençale" (ne manquent que les joueurs de pétanque)

la place de Bruxelles (en fait, c'est la grand'place de Tallinn, mais le style est tellement flamand qu'il me fait penser à la capitale belge)



thermomètre: la plus haute température de la journée (10degrés)

Une pâtisserie géante, probablement volée à la Russie




Le Parlement estonien


Vue des remparts : le soleil commençait à se coucher (15h30)

Nota Bene: ne laissez pas traîner vos sacs...


Puis, vers 19h30, le froid a raison de nous et nous nous réfugions dans une pizzeria. Dodo à 22heures. Je flippe un peu, seule dans ma chambre monacale, style "Nom de la Rose" (sans Sean Connery pour me tenir compagnie ceci dit)

Et le lendemain, nous affrontons la tempête pour tenter de trouver un café qui fasse office de breakfast. Curieusement, à 9 heures, tout est fermé... Pour une ville aussi touristique, ça relève vraiment du "Bizarre". Explication trouvée en interrogeant la tenante d'un salon de thé: nous avons oublié de changer d'heure.... Oui, L'Estonie AUSSI passe à l'heure d'hiver.

Il fait si froid que nous décidons de visiter toutes les églises de la vieille ville (orthodoxe... accueil un peu glacial; luthérienne, pendant l'office, et catholique, où je reste un long moment plantée devant l'autel, béate d'admiration)

Puis, à midi, déjeuner dans un restaurant viking.


Le Menu paraît appétissant

Plus sérieusement, la nourriture est exquise. Pour 10 euros, j'ai le droit à un énorme morceau de poulet fumé, un sauce au beurre et à la noisette, de l'ébli cuisiné, des petits légumes et un pain tout chaud fourré à la pomme de terre. Qué rico !

Dans un cadre tout à fait sympathique

Nous reprenons le bateau à 16H30. Mal de mer comme à l'aller.
Great trip !!
Par anneso - Publié dans : Visites
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Lundi 6 octobre 2008



Me voilà de retour de Poutineland, vivante, et très contente d’avoir choisi la Finlande pour mon année Erasmus. Qui pourrait passer un an en Russie ??

 

Laissons de côté la froideur des Russes qui, en plus d’être antipathiques au possible et de détester les étrangers, ne parlent pas un mot d’anglais ( ce qui pourrait être utile quand on est vendeur dans une boutique de souvenirs pour touristes…).

 

Le voyage était un régal. Tout organisé par Bair Travel. Départ le jeudi matin à 5 heures de Turku, pour un très long voyage en bus. Rapide passage à la douane, et nous voilà en Russie !!

 

Premiers abords de Saint Petersbourg. La puissance russe n’est pas présente partout.


 


Propagande soviétique. Le choc avec la Finlande est flagrant. Ici, on n’essaie nullement de cacher les panneaux publicitaires, les moyens de transport ressemblent à ceux utilisés dans les années 50.




 

Mais, pour le reste, on ne peut que s’incliner devant la beauté des imposants monuments.



 




Avec parfois un petit air de Venise…




 

Quelques bizarreries russes de temps en temps

 

Il est interdit de fumer dans les cimetières


 

Le petit bonhomme illustre bien le danger de traverser en Russie : que le feu soit vert ou rouge n’a aucune importance pour les voitures : elles foncent, un point c’est tout



 

Nous avons toutes nos journées libres pour visiter la ville. L’hôtel est très confortable, les petits dejs copieux et le temps radieux.


 

Le jeudi soir, nous faisons un tour en bateau sur la Neva, le fleuve qui traverse Saint Petersbourg. Au menu, chocolat russe et sparkling wine (et non champagne comme les français se tuent à le rappeler à tous ces ignares d’Erasmus, persuadés de boire du sacro saint alcool french !)

 

Vendredi matin, après une nuit mouvementée (due aux hurlements d’espagnols bourrés dans l’hôtel jusqu’à 5heures du matin), appareils photos en main et sacs soigneusement bouclés (on ne se sent pas trop en sécurité…), nous partons à l’assaut des rues perpendiculaires et des monuments.



 

Arrêt obligatoire à « the Kazan Cathedral », une église orthodoxe en service qui abrite des drapeaux de l’armée impériale française.



 

Et ensuite, après une très longue marche qui nous permet de remettre nos clichés sur la Russie à jour (oui, presque tous les garçons ressemblent à Poutine, et oui, toutes les filles sont habillées comme des prostituées. Ou, comme dit le guide Bair Travel : « sont habillées de manière plus féminine qu’en Europe de l’Ouest… sans blague !)...



 ...
Nous passons (nous = une amie française, mon ami British et moi-même) quatre heures dans le fabuleux musée de l’Ermitage qui contient des dizaines de toiles de Gauguin, Matisse, Cézanne et Monnet. Et surtout, le fameux Napoléon et sa victoire au Pont d’Arcole ! Première fois que je le vois ailleurs que dans mes livres d’histoire. L’émotion me submerge.


 

Petit arrêt sur la vigilance russe :


 

Pour de vrai, les Russes regardent tous les étrangers de travers. Il suffit qu’on sourit un peu trop pour qu’ils nous suivent à la trace, persuadés qu’on prépare un mauvais coup.

 

L’ermitage de l’extérieur


 

La grande place où il n’y a jamais personne (à part la vieille calèche de Nicolas II)


 


 

Et la célèbre pâtisserie géante, joyau de Saint Pet’ !


 

Le soir, nous assistons à un ballet russe, the Swan Lake, de Tchaïkovski , dans l’un des nombreux théâtres de la ville


 

Puis, vers 23H, retour à l’hôtel et, avec ma rommate frenchie, fabrication d’un mausolée à la gloire de la culture russe

 



 

Samedi matin, visite guidée en bus de la ville. Encore une fois, c’est la pagaille dans les rues. Les embouteillages de Saint Pet sont connus dans le monde entier. Ils n’ont rien à envier à New-York.

 

Descente dans les souvenirs’ shops ; rencontre avec Maître Yoda

 

  

Dans l’après-midi, détour par le musée du chocolat, qui s’avère être en fait le nom d’une boutique (grosse déception)

 



promenade au bord de la mer.

 

Et Visite du Palais Yussupov, où Raspoutine fut assassiné. Avec quelques difficultés : d’abord empoisonnée (échec), puis deux balles dans le corps (échec) et jeté dans l’eau de la Neva (qui a regelé juste après). Où il est resté vivant encore plusieurs heures, tentant vainement de briser la glace en la grattant avec ses doigts

Quel drôle de bonhomme…

 Et le soir, location d’une limousine pour 22 people (dont 18 Espagnols), 10 euros par personne !


Le dimanche matin, avant de repartir, nous profitons du beau soleil pour se promener dans l’un des nombreux parcs de la ville.

   

Puis, ce sont les adieux déchirants à la Russie. Et les joyeuses retrouvailles avec Suomi. Y a pas à dire, je préfère les Finlandais…

Par anneso - Publié dans : Visites
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Mardi 23 septembre 2008

j'ai enfin trouvé comment répondre aux commentaires (patate, j'ai inauguré avec toi). à partir de maintenant, chacun aura sa réponse, à vous de chequear! ( = to check en espagnol)

Voilà depuis quelques jours, Tuku s'est transformé en petit coin de paradis. Sisi, je vous assure. Un soleil magnifique, une chaleur surprenante (on est presque en t-shirt !!); et surtout l'apparition du paysage d'automne, d'une beauté à couper le souffle. voilà quelques photos déjà, j'en prendrai d'autres demain






Voilà, sinon quoi de neuf ? Un petit passage à vide ces dernières semaines. Mal du pays, froid, pluie, casse-tête chinois pour choisir mes cours. Je n'avais pas trop la pêche pour écrire.

Mais je dois avouer que le temps m'a regonflée à bloc ! Je fais le plein de "vitamines solaires" comme on a pris l'habitude de dire.

Déjà, il est difficile de déprimer quand on déguste du saumon cuisiné à la finlandaise. Je ne connais aucun Français ici qui ne soit pas transporté au septième ciel, rien qu'à l'odeur.
Ensuite, je pars à Saint Pétersbourg dans une semaine ! J'espère qu'il fera beau bien sûr, mais je suis toute excitée à l'idée de pénétrer en territoire ennemi (les Russes ne sont pas mes amis, au même titre que le gouvernement américain).
Blague à part: il vaut mieux être française qu'américaine pour se rendre en Russie : comme par hasard, le prix du visa est de 45 euros pour la majeure partie des pays de l'UE (sauf pour les British, bien entendu, ils doivent aligner le double.. hahaha) et de plus de 120 euros pour les USA !
qui a dit que l'entente cordiale était rétablie entre les deux puissances les plus faux-cul du monde ?

Ensuite, mes cours ont commencé, et tout se passe plutôt bien. Je n'ai pas l'impression d'entendre du chinois en écoutant un cours en anglais, au contraire, je suis très étonnée de voir les progrès que j'ai fait en l'espace de deux mois.
Je poursuis mes cours de finnois avec enthousiasme. je parlerai sans doute aussi bien finnois à la fin de l'année que je ne parlais anglais au bout de 6 ans... La prof est super et sa méthode efficace !

Je me suis aussi fait plaisir en prenant un cours d'espagnol en finnois. Disons que c'est un cours en principe réservé aux Finlandais qui veulent apprendre l'espagnol, la prof parle donc à moitié en finnois, et à moitié en espagnol. Nous ne sommes que deux "étrangers". l'autre français ne parle pas très bien espagnol mail il a quelques bases en finnois (il a de la famille en Finlande), et moi, et bien je suis tout en espagnol, et je corrige les fautes de mon voisin, c'est super rigolo. en même temps, on a de nombreux exercices de traduction à faire, du finnois à l'espagnol; ce qui me demande un peu de patience (il faut d'abord que je "translate" du finnois au français) mais quelle joie de me rendre compte que je commence à percer les mystères de la syntaxe et de la grammaire finnoises ! du coup, je fais des heures sup' de finnois.
bon, le revers de la médaille, c'est qu'une fois sortie du cours, je suis incapable d'aligner un mot en anglais...

une photo de mon département de "contemporary history", l'un des plus vieux bâtiments de la fac


qui se trouve en pleine nature...

et un bâtiment plus moderne, la fac de droit :



et un parking finlandais...


Le week-end dernier, c'était aussi les journées du patrimoine en France (oui, je continue à suivre attentivement l'actualité); et ben, à Turku, c'était "Turku day"! pendant deux jours, des festivités grandioses !!! (bon, on parle de Turku, hein ? Pas de Pékin). les magasins ouverts le samedi ET le dimanche (pas tous), une super foire à "kauppatori" (market square = la place du marché non couvert qui se tient tous les jours sauf le dimanche), des spectacles de moumines et autres bizarreries typiquement finlandaises

comme le tango, fort apprécié de la population... ancienne...
(j'ai pris trois photos de pépé, à la fin il m'avait à l'oeil... pas sûre qu'il ait apprécié...)

et puis, quelques photos du marché quand il fait beau, juste pour le plaisir des yeux :

bon, les prix ne sont pas donnés, mais ils ont un peu de tout! (sauf des haricots verts et des courgettes... enfin, ils ont des courgettes qui ressemblent à des obus. elles font en générzl 800g-1 kilo chacune!!!!!)


les fruits finlandais par excellence: les airelles (ou baies rouges, comme vous voulez). c'est la saison, et les gens en achètent des litres et des litres ! on les cuisine avec du renne, du saumon, mais on évite de les manger crues (c'est un peu acide...)


le marchand de salades: le seul endroit où on trouve des salades normales !!! (encore une fois, les prix sont ahurissants...)

et puis, bien sûr, pas de Turku day sans feu d'artifice : nous assistons donc à une sorte de lancer de pétards à 21h (il fait nuit noire), les Français se tordent de rire: c'est un peu minable, avec un effort sur la fin. Mais le tout, c'est de faire la fête. et puis voir la tête des Petits vieux Finlandais ébahis, ou des minots de 3 ans, ça fait plaisir !


Par anneso - Publié dans : je vous raconte ma vie
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Dimanche 21 septembre 2008

(désolée pour l'absence de photos. je me rattraperai dans le prochain article!)
Entre deux tempêtes, je prends le temps d’écrire. Bon, relativisons, il ne s’agit pas d’Ike ou de Gustav (tiens, on arrête avec les noms de filles pour les catastrophes naturelles ?) ; seulement d’une partie de l’identité finlandaise, la pluie. Je m’étonne qu’il n’y ait pas de problèmes d’inondations, très honnêtement. En fait, les Finlandais se fichent complètement d’être mouillés.
C’est là qu’on différencie un Erasmus d’une vrai Finlandais : le premier s’accrochera désespérément à son parapluie, la cagoule remontée jusqu’aux oreilles, les gants, l’anorak, et il pestera à voix (plus ou moins) haute contre ce fichu climat.


Heureusement, nous ne sommes qu’en septembre. Comme me l’a gentiment confirmé une Finlandaise, le pire est à venir… en novembre. Je ne m’en fais pas trop : qu’est-ce qui peut être pire que de la pluie en continue ? (Quand il commence à pleuvoir, ça dure 24h, sans aucune interruption, et je ne plaisante pas !) Oui, je sais ce que vous pensez, elle est chiante, celle-là, à ne voir que le côté négatif des choses. On a aussi de la pluie en France. Et une grosse crise économique en perspective. Et des grèves à tout bout de champ ! et un gouvernement qui fait plus dans Guignol que dans De Gaulle. C’est vrai, en Finlande, les grèves n’existent pas. Le facteur passe tous les matins (sauf le week end), les poubelles sont ramassées tous les jours (sauf le week end), les bus sont toujours à l’heure, les enseignants à leur poste. Pas de problème SNCF, ni Finnair. Pas de grève des pompiers, des ambulances, des hôpitaux, ou de la police (même si j’en suis encore à me poser cette question : à quoi ressemble un policier finlandais ??? Chose ahurissante, je n’en ai pas croisé un seul, depuis bientôt deux mois que je patauge dans la boue ici)

Je relaterai mes péripéties finlandaises dans un autre article. Ici, je vais me pencher sur leurs coutumes.


Niveau food, d’abord. Leur gastronomique est toujours aussi bonne. Sans rire, un des meilleurs moments dans notre journée de petits étudiants sérieux (à part les soirées bien sûr), c’est le repas au lounas (prononcez lo-ou-nasse), le mot finnois pour « self-service ». on a le choix entre les lounas in town, ou les lounas universitaires (leurs RU)… Rien que d’y penser, je bave sur mon clavier.

Après, je ne me suis toujours pas habituée à manger de la salade en pot. Oui, on ne trouve pas de salades. Il n’y a que des laitues (sauf à Helsinki où on peut trouver de la Romaine), et elles sont plantées dans un petit pot en terre. Enfin, si on peut appeler ça une salade. 5 feuilles qui se battent en duel, pour la modique somme d’1euro50. je raffole de salade, mais c’est vrai que ça fait un peu mal au porte-monnaie…


J’ai quand même résolu le problème du yaourt, je suis très fière de moi ! En fait, les finlandais ne mangent pas de yaourts « nature » en pots, comme nous ; mais en bouteille, comme du lait ou les yaourts à boire à la fraise qu’on trouve en France. J’ai découvert le rayon « bouteilles de yaourt nature », et c’est Alice au pays des merveilles (enrichi en ce que vous voulez, allégé, sans lactose, blablabla. Truc finlandais quoi) J’ai aussi trouvé mon pot de moutarde française Maille (je veux dire une moutarde sans épices), et de la confiture (française aussi. J’ai un peu le mal du pays, comme vous pouvez le voir).
Sinon, tout va bien, j’ai mes repères.

Ils sont donc dingues de charcuterie, mais on se fait aux tranches de jambon de 2cm, sous vide, vendue par boîtes de 200G (donc environ 20 tranches de jambon dans une boîte.. et là encore, sans sel, sans porc, sans gras, on choisit ce qu’on veut…) ; même chose pour le poulet, il se vend en tranches. Le rayon est énorme. Mais le plus impressionnant reste le rayon saucisses !!!!! Je n’aime pas trop ça, je vais donc être avare de détails, mais les amateurs de choucroute ou de saucisses Herta trouveront leur bonheur !


Un autre truc un peu bizarre, c’est la totale confiance que les Finlandais ont envers les clients. Je veux dire, je ne me suis toujours pas faite au système du « café self-service » : on demande un café à la caisse dans un lounas, ou dans un coffeeshop, on paye et on va se servir. Mais la plupart du temps, la machine n’est pas visible du comptoir où on a payé. Et là, on peut aisément se prendre un chocolat chaud, ou un cappuccino alors qu’on a payé juste pour un « kahvi » (c’est la même machine qui fait tout, on change le bouton, c’est tout). Et puis les tas de sachets de thé de différentes sortes à côté… et les petits gâteaux ou les chocolats « payants » mais qu’on peut prendre sans aucun problème. A chaque fois, je pense à ce que ça donnerait en France… Evidemment, si j’en parle, c’est parce que je suis parfaitement honnête. Je pense que c’est ça le truc : comme personne ne nous surveille, on a des problèmes de conscience, parce que c’est « trop facile », et au final, on reste dans le droit chemin (bon, après, je ne vais pas dire que tous les Français font comme moi, je n’en sais rien).

Niveau sport : les Finlandais sont fans de sport. Tout le monde a son vélo (sauf moi : Julia a un pneu crevé depuis deux semaines, et je n’ai toujours rien fait pour le réparer… à part investir dans une carte de bus. Je suis mieux au chaud que sur un vélo à affronter le vent et la pluie à 6 degrés).
Et l’abonnement au club de sport pour l’année universitaire est de 43 euros ! avec la possibilité de faire tout le sport que l’on souhaite. A savoir trois heures de fitness et deux heures de danse brésilienne, en ce qui me concerne. Quand je pense qu’en France, on n’a rien à moins de 300 euros l’année…

Ils se rattrapent sur le prix des livres et des cartes postales. Là, par contre, c’est du grand n’importe quoi. Le moindre bouquin de poche coûte aussi cher qu’un Lagarde et Michard ! Je ne parle pas du prix des revues (sauf les revues finlandaises, bien sûr… mais mon niveau en finnois ne me permet pas de comprendre les tribulations de Pamela Anderson, la star finlandaise par excellence). Au final, on achète sur Amazon, même avec les frais de port, ça revient moins cher.


Niveau scolaire et bizarreries : il ne faut pas confondre « avoir cours de 12 à 14 » et « avoir cours de 12.00 à 14.00 ». dans le deuxième cas, il faut être là pile à 12.00. dans le premier, le cours commence à 12.15 et finit à 13.45. on appelle ça le « quart d’heure académique ». Ils sont fous ces Finlandais ! Sinon, pour les examens, on peut choisir, dans la plupart des cas, la date. Et on dispose de trois chances ! Si on loupe la première fois, no souci, on réessaie.
Selon les cours, on peut avoir des « written examinations » (nos systèmes d’examens français : 4-5 heures dans une salle à réfléchir sur le sens de la vie), un « essay » à rendre, un book exam (on lit deux bouquins, puis on a un exam dessus), un « learning diary » (on rend un rapport sur chaque conférence), ou simplement une présence obligatoire au cours et une participation active. Je sais que pour pas mal d’Erasmus, c’est la panique totale. Mais c’est là que je me rends compte à quel point le système français est difficile et exigeants. En fait, les Français et les Allemands sont très rassurés en Finlande. Je plains de toutes mes forces les pauvres Erasmus finlandais qui vont étudier en France. Ça doit être l’horreur, de passer nos examens !

Je m’arrête là, autre article en préparation ! Hyvää Yötä (bonne nuit. Oui, il est une heure du matin ic)
Par anneso - Publié dans : Coutumes finlandaises
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Jeudi 28 août 2008
Je commence d'abord par vous remercier pour vos commentaires, Auré, Lilizz, Idaline, Elodie, patate, ça me fait vraiment chaud au coeur, continuez à ne pas m'oublier !

Ouh lala, je ne suis pas très assidue ! Il faut dire que la connection internet dans ma chambre laisse à désirer (même si je suis consciente de ma chance: moi au moins, j'ai une connection dans ma chambre! les autres doivent trimballer leur ordi dans la cuisine pour capter)
problème en voie de résolution puisque je devrai avoir, à partir de minuit, ma propre ligne internet. Enfin, je vais pouvoir regarder desperate housewives sans aucune coupure (ben oui, les cours n'ont pas commencé, il faut bien s'occuper !)

Après plus d'un mois en Finlande, quelles sont mes impressions ?
Pour être tout à fait honnête, la France me manque beaucoup. Pas forcément la pollution et les embrouilles gouvernementales; mais ma famille et puis ma nationalité, d'une manière générale, même si c'est une étrange manière de le dire.
En plus, la Finlande est fâchée avec le soleil, on arrive rarement à avoir une journée "solaire" complète, les jours commencent à raccourcir, et le moindre rayon de lumière est perçu comme un miracle de la nature. Je n'attends pas novembre avec impatience !

Ces deux dernières semaines, j'ai quand même eu le temps de "voir du pays"; je veux dire plus que les boîtes de nuit ou les terrasses des cafés de Turku (le café à 2euros minimum, ça fait mal aux fesses, surtout que c'est du "self service", donc on ne paie même pas le travail du serveur)

D'abord, dimanche, visite de la charmante ville de Naantali, située sur une île faisant partie de l'archipel de Turku. Le temps étant maussade, les touristes et les Finlandais sont restés chez eux; nous avions donc la ville à nous !


voici une petite partie du groupe, Michelle, moi, Ana, Andreu, Alejandro agenouillé, et deux autrichiennes (Bernadette et heu.... ?)


Nous avons décidé de prendre le bateau pour l'aller.


 au retour, une partie du groupe avait emmené son vélo pour faire le chemin (l'île est reliée à la "terre ferme" par une route); pour ma part, je ne m'y suis pas risquée. Ma Julia est vraiment super, mais je doute qu'elle supporte un trajet aussi long et tourmenté.


Le belvédère nous offrait une super vue;



photos de la ville :




le parc :


 et j'aurais souhaité visiter la cathédrale, manque de chance, il y avait un enterrement au même instant. Nous nous sommes donc contentés de prendre des photos de l'extérieur, et de discuter pierres tombales (personne n'a osé prendre de photos après une ou deux histoires de revenants. il en faut vraiment peu pour effrayer les gens...)



Déjeuner dans une pizzeria, aux prix exorbitants; mais on finit par s'habituer à payer son repas 15 euros (petite exception toutefois: ici, l'eau était payante! scandaleux, quand on voit tous les lacs qu'ils ont en Finlande !)

Petit tour à la plage de Naantali, également. Un doigt de pied dans l'eau; mais il fait trop froid pour qu'on enlève nos manteaux. de toutes façons, nous sommes venus ici pour visiter, par pour nous baigner (mauvaise excuse, je sais)

trois germains, Julie et moi (ok, on voit pas grand chose)


Le retour s'est fait en autobus, à 5 euros le billet...

Le mardi, visite de l'île de Seili, l'une des plus célèbres et des plus belles de l'archipel de Turku. Cette fois, tout le groupe était présent. Nous avons pris le car, puis deux bateaux. Le beau temps n'était, une fois encore, pas au rendez-vous. Qu'à cela ne tienne, nous avions tout prévu: parapluies, parkas (pour être tout à fait honnête, j'ai dû squatter le parapluie de mon amoureux. j'ai la mauvaise manie de faire une confiance aveugle à la météo... qui raconte des salades. tout le temps !)

La maison d'été de la présidente Tarja Halonen (non, je blague, j'ai pas réussi à la prendre en photo)

Alex et moi...


Cette île est vraiment au bout du monde, et on trouve pourtant de "nombreuses" habitations éparpillées dans la nature. Il faut vraiment aimer la solitude et les moustiques pour vivre ici... Je reconnais que le paysage était superbe, mais je ne pense pas pouvoir passer une année entière loin d'une bibliothèque ou d'un cinéma.



Nous avons eu droit à une visite guidée. Je ne peux pas vous narrer l'histoire de l'île, si ce n'est qu'elle a abrité un hôpital psychiatrique. La guide était charmante, mais son anglais épouvantable, et au bout de dix minutes, mon cerveau s'est mis en mode veille.

Visite de la seule église de l'île, très vieille, très belle, avec l'habituel bateau suspendu à l'intérieur. il faut savoir que toutes les églises de Finlande ont un navire, censé porter chance aux pêcheurs qui venaient à la messe.




Et grâce à ma chance légendaire, la seule piqûre de moustique fut pour moi, en plein sur la paupière inférieure. le lendemain, je ressemblais à un sosie de Hulk; obligée de sortir avec des lunettes de soleil pour ne pas faire peur aux petits enfants. Heureusement, le service médical de la fac est très compétent, et deux jours plus tard, j'avas retrouvé mon oeil. (non pas de photo !)

Après la visite de l'église, nous entamons le chemin inverse pour reprendre le bateau, et le car. Manque de pot, la route est bordée par des fleurs de toutes les tailles et de toutes les sortes, et je perds plus d'une fois le groupe de vue, en attendant qu'Alejandro ait fini de prendre en photo le moindre pédoncule.  Je veux bien qu'on ait une passion pour la nature, mais bon, une rose est une rose; une photo devrait suffire non ? Je n'ai pas du tout envie d'être oubliée à Seili.


A 14heures, nous nous arrêtons dans un restaurant finlandais; et c'est vraiment la révélation : les Finlandais ont des produits absolument infects dans les supermarchés, leur pain noir me cause d'affreuses douleurs à l'estomac. Mais les quelques plats traditionnels sont une pure merveille. Je n'avais encore jamais aussi bien mangé depuis mon arrivée. Nous goûtons à des tas de poissons différents; les sauces sont exquises, le pain fait maison; je fais l'impasse sur les habituels plats de riz/patates/boulettes (je ne peux plus les voir en peinture), et me sers copieusement de tous les plats susceptibles de contenir du curry. au final, tout le monde dépasse les limites de son estomac, et le chemin de retour vers Turku est l'occasion d'une bonne digestion et d'une sieste générale (dans le bus)

La semaine suivante fut un peu plus studieuse. Mardi, j'ai passé mon examen final de finnois et obtenu la note maximale (allez, jetez-moi des fleurs, j'adore ça); ce qui m'a convaincue de continuer à étudier cette langue. d'autant plus que j'ai déjà 7 crédits assurés, sur les 60 que je dois avoir pour valider mon année.
Le mardi après-midi, nous avons aussi eu droit au déjeuner d'adieu, dans un des meilleurs restaurants de Turku (cuisine traditionnelle). Petit dérapage avec mes deux amis anglais et Julie, nous faisons la razzia des chocolats qui accompagnent le café (tout est sous forme de buffet, il y avait donc un grand panier pleins de bonbons et de chocolats... servez-vous svp), ce qui nous vaut une copieuse engueulade de Gerda, la Hongroise, furieuse de ne pas avoir son choco pour accompagner son café-crème et ses 5 parts de tarte à la myrtille.

Depuis mercredi, je suis dans mon "orientation course"; nous sommes dans un amphi une grand partie de la journée, pour avaler le maximum d'informations sur le fonctionnement de la fac, etc. Un peu ennuyeux...
A mon étage, par contre, c'est du grand n'importe quoi: trois allemands, une autrichienne, toujours Michelle la hollandaise, un Brésilien et.... nous sommes 4 françaises !! l'horreur! moi qui voulais parler exclusivement en anglais et en espagnol !!! Les espagnols sont tous à l'étage au-dessous ou dans les autres bâtiments; les Françaises, comme à l'heur habitude, se comportent comme si le monde leur appartenait (enfin pas toutes, juste la fille du fond qui invite ses copines à des kitchen's parties jusqu'à minuit, avec un maximum de bruit, la porte de la cuisine ouverte pour laisser toutes les odeurs d'oignon se répandre dans l'étage, et la table dégueu le lendemain matin). Heureusement, les Espagnols semblent m'avoir acceptée comme "fausse française" et je peux continuer à parler cette langue que j'aime par-dessus tout. Et oui, mon amoureux est parti étudier à Helsinki, c'est donc un peu plus difficile de pratiquer l'espagnol H24, et même si je râlais il y a deux semaines (j'en ai marre de parler espagnol ! apprends le français s'il te plaît!), ça me manque sérieusement.

Ce soir, première "soirée erasmus" organisée par l'association étudiante. Qui sera suivie par de nombreuses autres dans l'année. J'ai également acheté mon ticket pour le "week end cottage" organisé fin septembre : un week end en forêt avec 100 étudiants erasmus et des litres de bière, ça promet d'être joyeux.


Par anneso - Publié dans : Visites
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Dimanche 17 août 2008

Voilà déjà deux semaines que je suis à Turku, et je commence petit à petit à prendre mes repères. Comprenez : je me perds de moins en moins quand je me rends dans le centre-ville. Surtout que, désormais, je ne me déplace plus jamais sans ma Julia, une vieille bicyclette finlandaise de 78 ans, plus légère qu’un vélib, mais qui n’aime pas trop le vent (quelques bleus spectaculaires sur mes jambes…)


 

Avec le groupe, nous avons déjà visité les principaux « famous buildings » de Turku. Pour être honnête, il n’y a pas grand-chose à voir dans la ville. La cathédrale, le musée des arts et le Turunlinna, le plus vieux château de Finlande. Avec trois bricoles à l’intérieur, et des escaliers à n’en plus finnir.

 

A ce propos, Turku se prépare à devenir la capitale européenne de la culture en 2001, ce qui laisse les touristes aussi bien que les Finlandais fort sceptiques. Mon tuteur se gratte la tête pour comprendre ce que Turku va bien pouvoir faire pour se hisser au rang de capitale culturelle, avec Tallinn.

 

Le château

 

Le vieux quartier de Turku : ce sont les seules maisons à n’avoir pas brûlé durant le terrible incendie de 1827 qui ravagea la ville.



Comme vous les voyez, le soleil brille...


 

La cathédrale

 

Sinon, les cours de finnois avancent à grands pas. On m’avait dit que ce serait intensif, mais là, ça frise le death. Chaque jour, deux nouvelles règles de grammaire à digérer, et l’examen dans quelques jours. Les Finnois sont encore plus fous que les Français pour ce qui est des verbes irréguliers, même si les profs s’entêtent à nous dire que tout est very « logical ».

 

J’essaie aussi de m’adapter à la vie quotidienne finlandaise en elle-même. Je me suis acheté un super Nokia et une « pre-paid card » qui me permet de téléphoner à des prix défiant toute concurrence, même pour des appels vers l’international ; les repas pas chers à la cafétéria universitaire, avec pain et salade à volonté. Non, pains, pardon. Les Finlandais sont aussi dingues de pain que les Français, et le rayon à la cafet’ est assez extraordinaire. Dommage que tous les pains se vendent en sachets dans les supers ; le pain frais de boulangerie me manque atrocement.

En revanche, pour les repas pris en dehors du lunch, c’est le parcours du combattant. Tous les produits sont en finnois, même ceux importés de France ou d’Angleterre. Je ne suis pas toujours sûre de la composition, en particulier pour les yaourts. Ici, on les vend à l’unité, par pots de 150, voire 200g. Il est très difficile de trouver des yaourts « nature » qui ne soient pas allégés, ou enrichis en vitamines ; par contre, les yaourts aux fruits, on en trouve à la pelle. J’ai réussi à mettre la main sur des Activia, qui se vendent par deux, pour le prix de 8 en France.

Le rayon « lait » est aussi très impressionnant. Les Finlandais ont pour habitude de boire du lait à tous les repas (la bière étant réservée au mercredi et eux week end). C’est moins flagrant qu’il y a dix ans, mais le nombre de laits différents dépasse mon entendement. A la cafet’, on a le choix entre 7 laits différents pour le déjeuner ; ainsi que 5 sortes de beurre (ici, on ne mange pas son pain nature, mais copieusement beurré).

 

Pour la viande, c’est un peu plus dur. Il est impossible de trouver des filets de poulet ou de bœuf comme on en trouve en France. Tout se vend sous vide par 400-600g ; et le plus souvent, tout est mariné. Les Finlandais sont fanas d’épices et de sauces, mais franchement, les préparations sont peu appétissantes. Difficile, aussi, de trouver du poisson « nature », à part au marché. On aura plutôt le choix entre trois types de poissons panés, du thon cuisiné… Leurs œufs n’ont pas la même couleur qu’en France, et je n’ai toujours pas réussi à acheter du jambon « normal ». Par contre, pour ceux qui aiment la charcuterie (saucisses, etc), les supermarchés finlandais sont une vraie merveille.

 

Un petit mot aussi sur l’alcool : la consommation est strictement contrôlée : on ne peut acheter d’alcool que dans les magasins spécialisés (pour peu qu’on ait 10 euros à dépenser pour une bouteille de très mauvais vin australien) ; en revanche, le bière est en libre service un peu partout. Des montagnes de packs, en particulier la fameuse « lapin kulta », ou la « reindeer piss » comme disent mes copains British ( de la pisse de renne, parce qu’elle est assez dégueu… mais pas chère) que les Finlandais et les étudiants étrangers boivent comme du petit lait.  


 

Quant aux cigarettes, pas de marchand de tabac, on achète tout dans les supermarchés. Le prix est également super attractif, par rapport à la France. Là encore, le tabac en libre-service est quelque chose d’étrange pour un Français. Mais le plus étonnant, c’est que les Finlandais ne fument vraiment pas beaucoup. Si le tabac se vendait de cette manière en France, le nombre de cancers augmenterait de manière fulgurante.

 

Mon tuteur m’avait dit que l’été durait jusqu’à la fin août en Finlande. Force est de constater que ça ne sera pas le cas cette année. J’ai investi dans une polaire, et je sors rarement sans mon écharpe. J’ai aussi les mains congelées, mais je ne peux me résoudre à mettre des gants. Comment affronter l’hiver, sinon ?


 

Au Student (là où j’habite), les fêtes continuent. Les appartements se remplissent petit à petit d’étudiants de toutes les nationalités ; les Allemands et les Espagnols sont majoritaires, ceci dit. Mon étage compte un Germain de plus. Les deux Grecs s’en vont dans une semaine, j’espère ne pas être envahie par l’armée française... Même si c'est un plaisir de délaisser l'espagnol et l'anglais pour discuter avec la seule Française de mon groupe de langue, fille avec laquelle je m'entends super bien.
Voilà Julie

Je mettrai des photos de groupe une autre fois.

Je finis quand même par la photo la plus représentative du méli-mélo étudiant/linguistique de Finlande, représenté par Piggyduck, ou encore pato-cerdo, ou en français le canard-cochon qui trône à l'entrée du Student village:

Par anneso - Publié dans : je vous raconte ma vie
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Dimanche 10 août 2008

Jyväskylä, la « capitale » des la région centrale des lacs. (prononcez « Yuvaskula ») Ville qui ne paie pas de mine, habituelles galeries commerciales (il y en a des dizaines dans chaque ville de Finlande, à cause du froid : l’hiver, les Finlandais « vivent » dedans), rues rectangulaires, immeubles modernes et austères.


 

Mais tout autour, naturellement, de merveilleux lacs, des forêts à n’en plus finir. Et le campus universitaire de Jyväskylä est aussi une réussite : rien à envie aux campus américains. Les Finlandais savent y faire pour rendre les études de leurs petits plus agréables !

Nous en profitons pour visiter le musée dédié à Alvar Alto, l’un des plus célèbres designers finlandais, aussi grand architecte, qui a fait des choses vraiment vraiment étonnantes.

 

Puis, en chemin, visite d’une autre église (je vais finir par renier le catholicisme pour le protestantisme)


 

Petit arrêt au marché d’une ville sur la route de Tampere ou nous faisons nos provisions de fraises et de framboises. Autant les produits laitiers sont hors de prix en Finlande, autant le prix des légumes et des fruits est tout à fait abordable pour nous, parisiens. Et surtout, les fraises ont un goût absolument exquis !!! Je n’ai jamais mangé d’aussi bonnes fraises. Sur n’importe quel marché finlandais, on trouvera une dizaine de petits vendeurs de « berries » : mûres, myrtilles, airelles, framboises, et bien sûr, les fraises, et de temps en temps des cerises (je n’en ai pas encore goûtées, ceci dit)

 

 La plupart des poissons sont marinés, avec poivre, sauce, ou whatever, mais on peut aussi trouver du poisson nature. Beaucoup de saumon, bien sûr, mais également des perches ou encore de la dorade. Mes connaissances  « poissonnesques » finlandaises s’arrêtent là, j’ai toute l’année pour approfondir ma culture dans ce domaine.

 

Et dans l’après-midi, nous arrivons à Tampere, troisième plus grande ville de Finlande si mes souvenirs sont bons. On la dit très industrielle, défigurée par des buildings modernes, etc. Mais en fait, elle n’est pas plus « laide » que les autres grandes villes finlandaises. Et puis, qui soucie de l’allure des immeubles quand on a devant soi de magnifiques parcs couverts de fleurs rouges, une eau nickel, un ancien quartier ouvrier totalement rénové, avec des vieilles maisons à visiter ?



Jeudi 30, nous arrivons à Turku, terminus du voyage. Premières impressions assez mitigées : la voiture s’arrête dans une rue version Texas : vieilles maisons en bois, devantures un peu sombres et poussiéreuses, soleil de plomb. Pour un peu, je regretterais presque de n’avoir pas choisi Tampere pour mon année Erasmus.

 

Nous déposons nos affaires à l’hôtel et partons faire un tour de la ville. Qui me paraît immense. N’ayant aucun sens de l’orientation, je commence à paniquer. Je n’ai pas intérêt à me perdre.

Nous longeons une partie de l’Aura, ou Auraki, le fleuve qui traverse Turku. C’est l’époque du festival de rock, et des milliers de Finlandais sont assez un peu partout sur l’herbe, une (ou trois) bière à la main.



 

Le lendemain, j’ai rendez-vous avec mon tuteur. A chaque Erasmus est, en effet, attribué un étudiant finlandais pour l’aider à se repérer dans la ville, à s’occuper des différents papiers administratifs, etc. Le mien est parfait. Il sait même un peu parler français. En deux jours, je suis officiellement étudiante à Turku : carte de bibliothèque, compte en banque, enregistrement à la poste, inscription à la fac.



 

Last but not least, je récupère les clefs de mon appart. Je loge au « student village ». Il s’agit d’une petite ville à la périphérie de Turku, où résident la plus grande partie des étudiants, qu’ils soient internationaux ou finlandais. Ceci dit, les Erasmus ne vivent pas avec les Finlandais, pour éviter que les perpétuelles fêtes estudiantines ne viennent trop perturber ces derniers.


vue de mon appart :

 

Les routes sont en état de rénovation. C’est d’ailleurs le cas de la moitié de Turku. Je suis dans le bâtiment 3 B, troisième étage. Qui n’existe pas. Les Finlandais ont des coutumes bizarres. Le premier étage est en fait le RDC pour nous et ainsi de suite. J’ai intérêt à faire attention à la fac.

L’appartement est fonctionnel, 18m², une salle de bain pour moi, lit, bureau, placards.



Les murs blancs n’attendent qu’une déco personnalisée. Quant à la cuisine, c’est la pièce la plus agréable. Très vaste, pour accueillir pas mal de monde. J’ai ce qu’on appelle un « single flat », et je partage la cuisine avec 11 autres étudiants. Pour le moment, nous ne sommes que 4, deux grecs et une Hollandaise



 

Petit tour au supermarché Prisma (une sorte de Carrefour géant) pour acheter les produits de première nécessité. Manque de chance, j’ai oublié mon dictionnaire. Je me retrouve donc avec une sorte de pâte blanche salée en guise de beurre, et de la mayonnaise à la place de la moutarde.

 

Nous partons ensuite à la recherche d’un vélo. Petit problème : une bicyclette vaut à peu près aussi cher qu’un scooter (à peu près). Comment est-ce possible avec le nombre de vélos au mètre carré à Turku ???? Je remets cette acquisition à plus tard.

 

Le vendredi matin a lieu mon premier cours de finnois. J’ai déjà quelques bases, grâce à ma méthode Assimil made in France, et c’est à ce moment-là que je me rends compte pourquoi les Français sont aussi nuls en langue. Ici, il n’est question que de participation, interactions avec nos voisins, échanges en anglais. Bref, un cours dynamique qui ne nous permet pas de somnoler dans notre coin pendant que la prof récite les règles de grammaire, comme c’est la coutume dans notre pays.

A ma grande surprise, je comprends pratiquement toutes les explications données en anglais. C’est certes un peu fatiguant, mais j’ai bon espoir de réussir à prendre des notes quand mes cours débuteront dans un mois.

 

Dans mon groupe EILC, nous sommes une petite trentaine. La française qui devait participer au cours n’arrivera pas avant lundi ou mardi. C’est bien la première fois que la France est minoritaire quelque part. Je me rapproche donc des espagnols qui parlent à une vitesse ahurissante, mais ça me demande moins d’efforts que de communiquer en anglais. Ils sont d’ailleurs tout contents de m’entendre parler leur langue, et je reçois des compliments sur mon accent. Moi qui avais peur d’oublier l’espagnol durant mon année Erasmus, faute de pratique, je suis rassurée. A ce rythme, dans deux mois, je suis bilingue.

 

Les Espagnols ont une fâcheuse tendance à ne rester qu’entre eux (ils sont aussi nuls que les Français en anglais), et je quitte momentanément ma « nationalité » d’adoption pour aller faire connaissance avec le reste du groupe. Chance ! Je rencontre deux British pure souche. Accent inimitable, gentillesse et politesse indescriptibles, avec cette petite touche de snobisme qui caractérise leur manière de s’exprimer. Je jouis d’une position particulière par rapport aux autres, puisque je suis française ! Et c’est bien connu, les Anglais et les Français s’adorent (qui a dit que nous étions en guerre perpétuelle). Nous entamons donc une grande conversation, mêlant paroles et gestes, avec de temps en temps, un « please, could you speak slowy ? »

 

Il y a aussi deux Italiennes, ce qui me permet de rafraîchir mon italien ; une autre anglaise un peu précieuse, des slovaques, un serbe, des Hongrois, les habituels Allemands, ma voisine hollandaise, les deux grecs, une Autrichienne, un tchèque au rire tonitruant et une colombienne qui vit depuis trois ans à Nice et parle un français presque impeccable. Même si elle préfère communiquer presque exclusivement en espagnol.

 

Le vendredi après-midi, je pars en excursion avec mes parents, sur l’île de Ruissalo, qui fait partie de l’archipel de Turku, l’un des plus beaux du monde. Les paysages sont à couper le souffle, et nous décidonc d’explorer les environs en louant des vélos. Nouvelle surprise : les Finlandais ont leurs « propres vélos ». Pas de dérailleurs, pas de freins, on s’arrête avec les pédales. Ce qui me vaut une splendide chute et met fin à notre désir de circuler à bicyclette.

Peu de Finlandais sont présents sur la plage. Pourtant, la mer est assez agréable (entre 19 et 20 degrés).

 

Le samedi matin, nous visitons le marché couvert de Turku, une petite merveille en briques avec des étals tous plus appétissants les uns que les autres. Il est impossible de trouver une boulangerie ou même une boucherie en ville. Il n’y a que des supermarchés, et les commerçants sur la place centrale qui viennent chaque jour vendre leur production. Mais ici, je découvre plusieurs « stands » de viande, poissons, divers pains et viennoiseries.


 

Samedi, c’est aussi le jour des adieux, mes parents m’abandonnent dans un pays où les gens commencent à boire de la bière à partir de 9heures du matin et où la moutarde « nature » n’existe pas…

Par anneso - Publié dans : je vous raconte ma vie
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